24.07.2008
SOLIDAYS

Oui bon ok je suis en retard. Sans raison. C'est la vie. J'ai le flot qui bloque mais paraît que ça vient en forçant alors on y va.
Ce que je retiens de Solidays c'est en tout premier la queue sous la flotte avec autour de moi quinze nanas sous leur parapluies et moi au milieu dégoulinante dans mon tee-shirt. Solidarité ?
Penser à apporter des provisions la prochaine fois, parce qu'on est à 2.50 le verre et 7 euros le sandwich. A noter quand même le concept visiblement nouveau chez eux cette année du gobelet réutilisable que tu rends à la fin du séjour pour récupérer ton euro de caution. Tu peux aussi le garder, ça fait un souvenir.
Le concert des dix ans, jolie prog, a attiré tellement de monde qu'il était proprement impossible de circuler. Et t'façon j'ai dû partir.
Les tee-shirts sont sympas mais pas assez de distributeurs. Pas assez de toilettes non plus.
J'ai pas récupéré tant de capotes que ça.
Côté musical j'y étais uniquement le samedi, et mine de rien ça passe vite.
Cali : non pas sur la grande scène mais sous le chapiteau, bon point car écrans géants pas superflus vu la populace massée loin derrière. Je rappelle que concernant Cali je suis pas vraiment objective, je passe généralement mon temps sur mon nuage à mater les mains de Robert Johnson. De mon premier rang j'ai pu profiter du show, super généreux malgré les heures de route et le deuxième concert à Thonon qui les attendait le soir même. Par contre vu les cris continuels pendant une heure, paraît-il que ça remuait un peu trop dans la fosse. Pauvres ptites choutes (mauvais karma, zaviez qu'à prêter vos parapluies)
Les Subways : grande scène, vus de loin allongés dans l'herbe, et même plus petits qu'une allumette ils envoient plus que la plupart des mini pseudo rockeurs hexagonaux. Faut-il rappeler que la moyenne d'âge du trio tourne autour de la vingtaine ? Leur prestation résume carrément l'esprit qu'on souhaiterait du festival, on donne, on envoie, on réfléchit pas. La question en suspend : Billy Lunn chanteur/guitariste sait-il parler sans hurler ? Rien n'est moins sûr. Dans la vie quotidienne c'est handicapant mais sur une scène plutôt galvanisant.
Grand Corps Malade : deux heures à tuer avant Aaron, ça ou MC Solaar, posée sans grande conviction sous l'écran du chapiteau tandis qu'une belle foule se rassemble devant la scène. J'avais vaguement écouté le premier album, appréciant quelques morceaux mais incapable d'arriver au bout de la galette que je trouvais un peu plate et redondante à force. Pourtant, selon les témoins, il n'a pas fallu deux minutes pour que je quitte mon corps, oeil vide et filet de bave. Quand on ne connait pas c'est d'autant plus impressionnant. La performance solo sur Pères et mères m'a clouée sur place - peut-être qu'il m'en faut peu. Ce mec et son groupe occupent l'espace avec une telle simplicité qu'on se croirait presque dans son salon. Ses textes n'existent que pour le direct live. Conclusion ? Je veux le revoir. Immédiatement si possible. L'inattendu joue beaucoup. Ma grosse surprise de la journée.
Aaron : tellement de monde qu'il est impossible d'apercevoir la scène, et pas d'écrans cette fois. Je profite un peu du son mais légèrement frustrée de manquer l'essence du show je décide d'aller squatter devant la grande scène à l'avance histoire de. Donc pas grand chose à dire finalement. Si, je suis pas contre un vrai concert là aussi. Et chapeau au chanteur qui a assuré la prestation à fond malgré sa rémission des cordes vocales en cours.
Thomas Dutronc : il fait assez vite oublier la filiation. Enfin pour ma part. J'ai bien peur que pour ma génération et suivantes, Jacques devienne aussi père de. Un peu à la Chédid (ici c'est un compliment). J'adore son album alors ça passe tout seul. Le public est assez joyeux et c'est appréciable. J'aime plus Paris remporte tous les suffrages, ça chante fort. "On est quand même mieux dans le sud" "Ouaaiiiiiiiiiiiiiis" (ah ben visiblement j'étais la seule du coin). Le jazz manouche c'est malgré tout pas ma spécialité, les instrumentales sont longuettes mais le spectacle sur scène compense au besoin. A titre perso, je retiens la version live de Les frites bordel, que je considère désormais comme l'hymne de ma vie. Drôle, doué et charmant, à la tête d'une équipe qui lui pique parfois la vedette, ladies & gents, meet mister Thomas Dutronc. Olé.
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09.07.2008
VIRGIN SHOW @ Parc des Princes

De Yelle je n'aurais pas vu grand chose, simplement entendu, puisque son agaçante petite voix portait très loin hors des murs du stade, alors que nous n'étions pas encore entrés, dieu merci. Je garde encore un sublime souvenir de ma première et je l'espère dernière rencontre auditive avec la demoiselle, qui m'avait laissée légèrement perplexe. J'aurais au moins réussi à y échapper.
Le public semble plutôt indifférent à l'arrivée de Panic at the Disco sur scène. Notre petite troupe de potes, entrée tardivement, se retrouve très éloigné, on profite des deux petits écrans même pas géants. Panic at the Disco est donc un groupe américain dont je ne connaissais que le nom et, je l'ai découvert plus tard, le récent single Nine in the afternoon, entendue maintes fois à la radio sans pour autant pousser jusqu'à la phase identification. Bref on y voit pas grand chose avec les écrans mais ça suffit pour constater que les quatre garçons sont très charmants, bonne attitude, le son ne pète pas les tympans, et quand on sait que l'âge moyen du groupe est de 21 ans on relativise carrément - et ça fait mal. Moins d'une heure de set pour un moment super agréable, moi qui ait beaucoup de mal avec le rock américain, c'est passé tout seul.
Avec deux copines on tente une percée dans la fosse, pratiquement jusqu'à la deuxième barrière. Une pré-fosse avait été formée avec quelque chose comme les deux mille premiers arrivants, isolés devant la scène, histoire qu'il n'y ait pas trop de morts par étouffement. On les regarde de loin, ça n'a pas l'air plus vivant que ça, autour de nous non plus d'ailleurs. Le décor est monté en un éclair et c'est enfin au tour des fabuleux Dionysos de débarquer avec Kings of the ghost train. Pas plus de quinze secondes pour comprendre que ça ne sera pas plus vivant devant que derrière, on se rabat rapidement à travers la foule pour rejoindre nos potos, pratiquement tous là en priorité pour ce moment encore plus que pour Mika, et autant vous dire que dans un périmètre très étendu - aussi loin que le son peut porter - on était les seuls à chanter et sauter partout (autant vous dire qu'on s'est ramassé un paquet de regards noirs et même des réflexions, en fait on a dû se tromper, on cherchait un concert, désolée...). Malgré le son vraiment pas assez fort et le zéro pointé au public c'est une heure de set à fond les ballons avec un mix de leurs trois premiers albums où domine quand même La mécanique du coeur, Mathias entrecoupe les morceaux de ses célèbres métaphores footbalistiques, particulièrement adaptées vu le cadre - le Parc des Princes je rappelle. Final dément sur Giant Jack et départ sous les applaudissements certes nourris mais bien faiblards quand on sait qu'on est un peu 50 000 personnes, mais où sont les gens ?
Il doit être un truc genre 23h, les draps noirs tombent révèlant le décor à base de tête de clown géante avec écrans intégrés dans les oreilles, le nez et les yeux, plus danseurs et artistes de cirques à foison pendant tout le concert. Tête d'affiche oblige, c'est 1h30 de Mika qui nous attend. Ouverture habituelle sur Relax (take it easy). Le public se densifie mais ça chante pas des masses autour de nous, on assure encore l'ambiance. Setlist assez classique entrcoupée de bouts de spectacles d'acrobates et de performances. Je dois encore me contenter des écrans pour y voir quelque chose, ça m'apprendra à arriver à 19h tiens. Comme de biens entendu tout ça passe trop vite. On a droit à Rain, chanson inédite visiblement prévue pour le deuxième album, qui monopolise trois choriste et monte grave dans les aigus, et en guise de presque final une version piano-voix de Grace Kelly avec texte adapté en français s'il vous plait, une première pour un moment délicieux. Il est décidément trop charmant ce garçon. Cloture sur Relax encore, dans une version plus électro qu'ils qualifie (ironiquement ?) de rave sur la setlist écrite des techniciens. Un dernier au revoir et cinquante mille personnes de se rabattre d'un coup d'un seul sur les portes de sortie dans un élan un peu trop déprimant. Sans rire, j'aurais bien aimé voir un peu l'ambiance dans la pré-fosse, parce qu'autour de nous c'était quand même pas ça. Première fois que je m'entends chanter d'un bout à l'autre d'un concert. Et je peux vous dire que c'est pas vraiment agréable. Haha.
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30.05.2008
RICARD S.A LIVE MUSIC TOUR - MARTIN SOLVEIG & MAROON 5 @ Montpellier

Un concert gratuit en plein air avec deux pointures, au départ on se dit pourquoi pas hein, mais je réplique tout net, plus jamais pour moi. Pas tellement pour les malheureux qui étaient sur scène mais plutôt à cause de la populace massée devant. Arrivée une heure avant le coup de canon et c'est déjà l'effervescence sur place. Les trois-quarts des gens font au bas mot dix centimètres de moins que moi et ça signifie généralement deux choses : soit ce sont des nains soit des préados. Quelques indices : des kilomètres de slims de couleurs, de tee-shirts de couleur, de converses de couleur, d'ongles de couleur, on se serait cru dans un clip de Yelle (NON j'ai rien contre les teenagers à la base, surtout pas contre ceux qui portent des slims et des converses d'ailleurs, mais ceux-là c'était pas le public que je préfère, et pour le coup je m'étais pas plantée). Je regrette d'autant plus l'absence de ma camarade de concert, bloquée à Avignon par la pluie - et qui aurait d'ailleurs gravement remonté le niveau, Alice tu m'as manquééééé... En jouant des coudes j'arrive au deuxième rang tranquillou et c'est en levant les yeux que je comprends. Que ne m'étais-je renseignée avant, le truc est sponsorisé par NRJ ! Too bad, ceci explique cela, enfin bon, j'ai déjà expérimenté ce genre d'ambiance pour Mika et l'enthousiasme de la jeunesse avait plutôt bien rendu ce jour-là. Donc mode wait&see. Par dessus Philippe Uminski qui beugle dans mon casque "J'veux être affreux sale et méééchaaant" je capte des bribes de conversation, dont une de deux poulettes derrière que je dois absolument vous retranscrire, et mot pour mot siouplez.
- Han mon appareil y peut faire 72 minutes de vidéo, j'vais filmer tout le temps, comme ça j'les mettrai sur youtube demaiiiin !
- Haha lol *glousse*
- Ben non pas lol *glousse* *glousse*
... wé, no comment.
Ouverture avec petit speech de rigueur, "merci Ricard, merci NRJ, eeeet avec le coucours trucbidulechouette, VOUUUS avez sélectionné dix vidéos sur notre siiiiiiiiite et UNE a été retenue par môsieur Martin Solveiiiig, pour un titre accueillez Lizziiiiiie !" Bon, la Lizzie elle est bien jolie, bien maquillée mais on entend quedalle et elle me refroidit. Je connais pas bien Martin Solveig mais je m'attendais pas à ce qu'il aime la soupe comme ça... la fifille déguerpit, et moi en bonne naïve j'étais persuadée que Maroon 5 suivrait, genre rock d'abord puis fin de soirée électro, ben je pouvais toujours rêver, c'est donc "l'un des plus grands DJ de Fraaaaance, Martin Solveig !" qui débarque, et là je sens bien que j'ai manqué le coeur de cible dans l'histoire, tout le monde autour de moi a l'air de connaître les morceaux vu les hurlements plus ou moins en adéquation avec le son, merde, j'ai oublié de réviser moi. Bon, yen a bien un ou deux qui sonnent familier "Haaaan mais Jealousy c'était lui ?" (et j'avoue, celle-là envoie comme il faut). Le blondinet est bien charmant mais on sent qu'il préfèrerait être ailleurs, j'imagine qu'il donne un peu plus quand il joue devant des milliers de personnes à Paris ou au bout du monde (à sa décharge, dans ces cas-là son public ne doit pas avoir une moyenne d'âge de 14 ans et de sérieux et évidents problèmes de rythme). Enfin à noter qu'il chante aussi, et ça c'est très courageux de sa part (sisisi, faut l'entendre). Et il parle en anglais, et ça c'est méga drôle. Inutile aussi. Enfin musicalement c'était sympa, chouette groupe qui l'accompagne donc vrai live, une première pour lui si je ne m'abuse, mais on a eu droit qu'au minimum syndical... à savoir mon garçon : ce genre de public, faut aller le chercher. Pour le coup il était pas motivé, ça a peu remué, en tout cas dans mon coin. Dommage. Il sort et j'ai l'appréhension qui revient. Est-ce que ça va un peu se réveiller pour la suite ?
Changement de plateau longuet et arrivée des rockstars de Maroon 5 avec hurlements, je me sens un peu rassurée, j'attends le gros concert qui saute partout avec foule en délire. Mais dès le premier morceau ça retombe, silence de mort dans le public, au moins je peux pas me plaindre de pas entendre la musique hein. Pour la foule en délire on repassera. J'ai la sensation d'être un étrange hybride avec deux grosses antennes, les demoiselles derrière moi ont sorti leurs appareils photo qu'elles tendent chacune d'un coté de ma tête, impossible de lever les bras. Très légère nervosité (envie de meurtre). Etat de fait au bout de trois chansons, le public presque exclusivement féminin ne sait se faire entendre qu'à chaque fin de morceau, à coup de cris stridents et de "Adam je t'aiiiiiiiime", mais alors pour chanter ya plus personne. C'est vrai que Adam Levine est plutôt super canon agréable à regarder, il a notamment de très beaux bras et fait très bien semblant d'imiter Michael Jackson, pas de doute ce gars-là sait bouger, mais mais... qu'est donc devenue sa voix, qu'est donc sa voix devenue ? Etouffée, un peu couverte par le reste visiblement, dommage. Le groupe est assez efficace - le Jésus décoloré à la guitare est pas dégueu de près non plus - un pleu bloquée par la marée de bras appareillée et les corps immobiles je m'éclate comme je peux, parce que j'avoue, j'adore leur dernier album (merci Alice, là pour le coup j'avais bien révisé), enfin je me sens un peu seule à sauter partout contre la volée de mollusques endormis (sauf pendant les interludes et les petites interventions du bogosse, genre "onvouzaime", youpi, tu veux vraiment qu'elles me pètent les oreilles ou quoi ?). Ça se réveille d'un coup sur la chouette version de She will be loved, manque de bol c'était la dernière, merci au revoir, à peine une heure de set mais on va pas se plaindre, normal pour un live gratos.
Comme quoi je l'avais senti dès le début, concert gratuit NRJ veut dire public (des premiers rangs en tout cas) pas forcément habitués aux concerts, pas là non plus pour mettre l'ambiance, j'aurais bien aimé voir ce que ça donnait plus loin derrière, peut-être mieux qui sait. J'imagine que les deux groupes ont dû se sentir un peu en train de faire la fête de la moule un dimanche après-midi à Saint-Jean de Cuculles, d'où le manque d'enthousiasme général, sympa d'avoir joué le jeu quand même, quant à moi je dirais pas non pour retenter Maroon 5 avec une vraie ambiance dans une vraie foule qui aurait payé sa place.
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27.05.2008
UN CONTE DE NOEL

Mon premier Desplechin, et je me demande si je ne suis pas passée à côté de quelque chose ces dernières années. A rattraper. Mon conseil : évitez les critiques ou la bande-annonce, vous ne feriez que vous gâcher la surprise de quelques bons moments, ne perdez pas une seconde, foncez dans vos cinés. Ce film est délicieux, glaçant et hors de tout dès les premières secondes, intrigant. La faute à Deneuve peut-être mais j'ai revu 8 femmes par éclairs, dans la musique et l'ambiance théâtrale, granguignolesque, détachée de la réalité. Les acteurs sont tous terriblement justes, insaisissables. Catherine Deneuve étonnamment simple et effacée, servant d'autant plus la beauté de Chiara Matstroianni, qui capte toutes les lumières. Mathieu Amalric est jouissif, magistral, d'autant plus pour moi qui ne le connaissait pas, oscillant entre mâle foutrement sexy et demi-monstre glauque et repoussant. Intense. A noter aussi les excellents Jean-Paul Roussillon et Laurent Capelluto, et le jeune Emile Berling, impeccable (pas étonnant quand on voit le papa hein). Dialogues très souvent brillants, comme cette scène de nuit, dehors, entre Catherine Deneuve mère et Mathieu Amalric fils, proche de la perfection. On avance comme sur un fil, toujours un peu perdus, à l'affût d'un indice, pour éclairer toute ces histoires inexpliquées. Oui, beaucoup d'adjectifs, pour combler, pas raconter une miette de rien, juste vous dire d'y aller. Ne manquez pas cette bulle décalée, difficile à cerner et d'autant plus à décrire, où les émotions arrivent atténuées et chaque instant peut surprendre. Une merveille.
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07.03.2008
PARIS

Quoi de mieux pour commencer que Paris, l'un des films les plus mauvais du moment si on en croit les critiques. Alors je me suis penchée sur ce cas et j'en suis arrivée à la conclusion suivante : je suis une simplette, un mouton, je me contente de peu, j'avale ce qu'on me donne, j'accepte de la médiocrité, pire j'aime ça. Parce que j'ai aimé Paris, en fait. Merde alors. Et pire que ça, j'oserais le conseiller. Enfin, en faisant le point sur tout ce qu'on peut reprocher à ce sublime film, j'en suis arrivée à me poser des questions quand même. Depuis quand un film doit traiter d'un sujet jamais vu ? Faut m'expliquer là. Bon, ça doit être les même ploucs intello qui reprochent à certains artistes d'écrire des chansons sur l'amour ou la guerre sous prétexte qu'il y en a déjà trop. Je vois pas. Oui, Paris c'est facile, Paris prend des plans d'une ville magnifique of course aimée des touristes - n'oubliez pas, le touriste c'est le commun et la médiocrité bis - Paris exploite le thème vieux comme le monde du Carpe Diem, Paris a un casting de fou, alors oui, oui, oui, Paris c'est facile. Mais c'est beau. On reproche la caricature et la facilité. A part le personnage de la boulangère vraiment too much, le film n'offre que des bouts de vie instantanés, des moments choisis, rien qui permette de cerner les personnages, je veux qu'on m'explique comment un journaliste de Télérama est incapable de comprendre ça... On reproche le manque de scénario, mais ya pas de scénario, c'est bien le principe, quelques fils qui s'étirent mais aussi des passages carte postale, tout naviguant autour de l'idée principale, pour lui, lui, elle, eux, c'est quoi la vie ? Demi-morale demi-riendutout, de grands moments à mourir de rire grâce à Fabrice Luchini, toujours parfait, toujours génial, culminant dans la déjà culte scène de danse avec Mélanie Laurent. Il a pour ma part volé la vedette à Romain Duris, qui s'accorde très mal avec Juliette Binoche mais on s'en fout parce que ça marche quand même. De toute façon faut pas chercher, on est pas là pour un film ultra-réaliste, on est là pour le bonheur de l'instant, l'instant où le rire du gag précédent ne s'est pas encore éteint qu'on a déjà les larmes aux yeux. Oui c'est gnagnan. M'en fout. Et je le dis, quel plaisir d'apprécier ce film en pensant à tous les cul serrés, les prises de tête autres mecs mieux que tout le monde qui crachent sur Klapish mais ne sauront jamais lâcher prise dans le plaisir.
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