04.09.2008
TORCHWOOD - SEASON 1

Torchwood. Outside the government, beyond the police. Tracking down alien life on earth and arming the human race against the future. Oui, au bout de treize épisodes on finit par le connaître par coeur, le petit speech. Torchwood, spin-off de l'évidemment excellente série Doctor Who, avec dans le rôle phare un personnage de la première saison, l'inoubliable Captain Jack Harkness.
Faut être honnête, cette première saison m'a déçue. Sans le lien de parenté avec Doctor Who j'aurais sûrement vite abandonné la partie. Surtout que la comparaison est inévitable, et Torchwood n'a vraiment rien à voir avec son grand frère. Déjà, ici on déconne pas. Pas de vannes, de grimaces et de bonds dans tous les sens, à Torchwood on tire la tronche, on est préoccupé, partagé, divisé, affolé, souvent désolé aussi, ben ouais, tout le monde peut pas sauver le monde avec le sourire. Heureusement on a de quoi faire avec tous les gadgets aliens souvent très funs - même si on est aussi super sérieux quand on les utilise, 'tention.
Les scénarios sont un peu faibles ou maladroits, mais surtout prétexte pour mieux connaître la bande de loustics qui forme l'équipe, le gros intérêt et le point fort de la série. Cinq, ils sont, cinq à mettre toute leur vie dans ce boulot, parfois aux dépends de leur vie sociale et de leur tranquilité mentale. Le fameux Captain Jack, qui en tant que leader se retrouve le plus souvent chargé des passages moralisateurs, des longs regards mélodramatiques et des sanglots dans la voix. S'occuper d'autres personnes ça lui réussit pas des masses, je le préférais petit escroc free-lance, même s'il faut avouer qu'il n'a rien perdu de son sex-appeal dans l'histoire. Celle autour de qui tourne en réalité la série c'est Gwen Cooper, dont on suit l'arrivée dans le premier épisode, Gwen qui a encore le moral, un amoureux et une vie en dehors de Torchwood, et qui va tout découvrir avec nous. L'autre personnalité forte c'est Owen Harper, médecin et sale petite teigne (bonne surprise de Burn Gorman, que je n'avais pas revu depuis ses trois répliques dans Colour me Kubrick), et plutôt sexy au demeurant. Restent Ianto Jones et Toshiko Sato, un peu oubliés, un peu trop lisses et laissés de côté par le script. Heureusement si c'est beaucoup plus sérieux que dans Doctor Who, c'est dans tous les domaines. On savait déjà Jack Harkness dragueur invétéré de toute forme de vie, on découvre vite que tout le monde a les hormones qui bouillonnent dans cette petite team, histoire d'occuper leur temps libre entre deux invasions extra-terrestres, ça semble même être un point très important sur le CV des candidats, et ça permet d'épicer tout ça et de creuser un peu les personnalités, avec quelques surprises à la clé.
Une saison aux épisodes très inégaux, avec quelques moments très bons, mais un peu trop de guimauve parfois, une couche de sucre cucul qu'on nous avait épargnée dans Doctor Who. Et pourtant on s'attache, on s'accroche, et quand le dernier épisode se termine on est finalement très curieux de voir la suite. Parce qu'en mûrissant un peu, Torchwood nous cache là-dessous un potentiel énorme. Enorme j'vous dit.
13:29 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : torchwood, jack harkness
02.09.2008
DOCTOR WHO (2005) - SEASON 1

Je refuse d'attaquer la saison 4, j'attends d'être prête, tout à fait le bon moment pour un bon petit revisionnage. Le premier. Et après avoir réussi à adopter Tennant, j'appréhendais de revenir à Christopher Eccleston. J'avais de bonnes raisons.
C'est assez intéressant de s'y remettre après avoir vu la suite, on peut pas éviter les comparaisons. Déjà, la qualité de l'image, le style est différent, les effets spéciaux moins poussés, le côté kitsch ressort mais c'est plutôt un plaisir. Paradoxalement.
La première chose dont on a envie de parler, immédiatement et après chaque épisode, c'est Eccleston. Avec lui, plus de 900 ans de bourlingage, c'est tout de suite crédible. Il se glisse dans la peau du Docteur avec tellement de talent, à certains moments c'est d'une intensité folle, à couper le souffle. Juste, horriblement juste. Ce jeu, ce regard, cette tronche qu'il se trimballe, rien à voir avec Tennant, son air de beau gosse et toutes les filles à ses pieds. Ninth c'est deux grandes oreilles, un pif du tonnerre, rien de très sexy à la base, et pourtant il faut pas longtemps pour avoir envie de sauter dans le Tardis avec lui. Son duo avec Billie Piper fonctionne instantanément, ça crève les yeux, malgré l'énorme différence d'âge entre Rose et le Docteur (880 balais, rien que ça, différence plus évidente avec Ninth qu'avec Tenth), on se dit que ces deux là, c'est pour la vie. On voudrait. On veut. Billie Piper payait pas de mine au départ, elle en met plein la vue, crescendo, au fur et à mesure on s'attache à cette petite humaine, cette petite terrienne, qui découvre l'infinité du temps et de l'espace, et qui tient le choc.
Il faut quand même souligner le choix des seconds rôles, un des très bons côtés de la série, qui remplit les épisodes, même quand le scénario s'avère faiblard, même quand les extraterrestres sont en carton. Certains qu'on a la chance d'apprendre à connaître, Mickey, Jackie, le délicieux Captain Jack Harkness, et d'autres qui ne font que passer le temps d'un zode, Jabe, Nancy, Lynda with a Y, parfois quelques minutes seulement, les moindres petits recoins soignés, c'est toute la force de Doctor Who.
Et puis l'évolution dans les épisodes. Avec des hauts et des bas, des moments très débiles, mais dans l'ensemble ça fait partie du délire, n'oublions pas que cette série est directement originaire de l'Albion pas si perfide mais célèbre pour être bien attaquée parfois (chez moi c'est un compliment). Jusqu'au double final, rien à redire, on rit, on pleure surtout, on s'incline une nouvelle fois devant le talent sans bornes de cette équipe, on dit au revoir au front plissé et aux grandes oreilles, on accueille le petit écureuil frétillant. Et on se console comme on peut devant Shallow Grave (avec Ewan McGregor en prime si on aime).
You never forget your first Doctor.
01:00 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : doctor who, dr who, christopher eccleston, billie piper
23.08.2008
SECRET DIARY OF A CALL GIRL

Moi fan de Doctor Who, moi inconsolable du départ de Rose, je me devais évidemment de tester Secret diary of a call girl.
La première saison s'avale (sans mauvais jeu de mot haha) facilement dans une journée puisqu'elle comporte seulement huit épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Vite vu, vite digéré, vite chroniqué.
J'ai quand même du mal à être totalement objective. Sur ce coup je suis partie hyper enthousiaste de retrouver la bouille de Billie Piper - qui depuis qu'elle a quitté les voyages spatio-temporels a drôlement fondu pour pouvoir se glisser dans les corsets en PVC de Belle de Jour. Mais reste suffisamment voluptueuse pour attirer l'oeil. Bref elle est juste sublime, et on comprend maintenant pourquoi il avait absolument fallu planquer Rose Tyler dans des bas de joggings hideux, sans quoi personne n'aurait compris pourquoi le Time Lord ne lui sautait pas dessus direct.
Secret diary of a call girl, c'est l'adaptation de l'histoire de Belle de Jour, escort girl londonienne qui se raconte en blog et en bouquin. La série a gardé l'idée, Hannah, de son faux nom Belle, aka Billie, s'adresse au spectateur en vous fixant dans les yeux, cash, et sincère, gardant l'esprit vif et direct de l'originale. Premier contact, pour donner le ton "The first thing you should know about me is that I'm a whore" (au moins c'est clair).
Alors c'est sûr, cette simplicité, cette assurance, ça décrédibilise, quand même. De toute manière, on se doute bien, vu la durée relativement courte de la première saison, que le sujet sera traité en surface et avec légèreté. Je suppose qu'il faut le voir comme un parti pris, et de ce point de vue c'est plutôt une réussite, zéro glauque, zéro trash, drôle et bien monté. Mais dommage, pas le temps de développer les personnages autour de Hannah/Belle, on se souvient vaguement de la maquerelle assez glaçante sans tomber dans la caricature, et surtout du meilleur ami ultra sexy qui symbolise à lui tout seul le monde extérieur, tous ceux à qui il faut mentir, et raconter qu'on est secrétaire juridique de nuit (non mais qui gobe ça sans rire ??).
Le risque, le problème, on y peut rien, c'est que Secret diary of a call girl ne restera pas dans les annales (MOUAHAHAHA), car elle n'a rien de profondément marquant, choquant, original... Mais rien de désagréable non plus... et oui, je vous l'avais dit, avant même de lancer le premier épisode j'avais décidé que j'aimerais... parce qu'il faut l'avouer, voilà, Billie Piper est parfaite. Par-faite on vous dit. Et moi ça m'a suffit.
00:43 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secret diary of a call girl, belle de jour, billie piper
18.08.2008
THE DARK KNIGHT

Je pose le décor. Ceci est l'avis d'une totale novice en la matière qui concernant Batman a vu en tout et pour tout vingt minutes de Batman Le défi en VF. Donc je suis complètement hors contexte, même si j'espère bien vite rattraper mon retard.
La bande annonce m'avait laissé augurer une confrontation psychologique entre deux anti-héros perturbés, et de ce point de vue là j'ai quand même été déçue. Le film est beaucoup plus porté sur les voitures qui explosent et les ribambelles de coups dans la gueule, un truc que j'ai toujours du mal à avaler, les morts à la chaîne comme ça. Même si j'ai trouvé les dix premières minutes purement jouissives avec entrée directe dans l'action.
Un Batman un peu trop lisse et pas assez exploré alors qu'à mon avis yaurait de quoi faire dans cette caboche. Et puis j'adore Christian Bale depuis mon premier visionnage de Velvet Goldmine, mais quand il prend sa voix d'homme chauve-souris j'ai envie de lui défoncer la tête à coup de poêle.
A côté de ça il est évident qu'on retient la prestation exemplaire d'Heath Ledger - qui n'a pas besoin de tout cet espèce de culte de pacotille monté de toute part pour y être génial. Son talent est servi par le personnage du Joker excellement composé, le seul à avoir un peu de profondeur suffisemment exploitée, lui aussi qui a les meilleures répliques, les meilleurs moments - le gag du crayon est à se pisser dessus (même si quand j'y pense pas grand monde n'a ri... encore un grand moment de solitude).
Signalons aussi Maggie Gyllenhaal, Gary Oldman (que je préférais quand même en Sirius - Harry Potter me poursuit en ce moment) et Michael Caine, qui mènent plutôt bien leur petite cuisine dans l'affaire.
Une dernière petite chose qui me chiffonne : on dirait quand même qu'ils ont tous quelques réticences à assumer le côté fantaisiste du truc et essaient tant bien que mal de rendre ça crédible. Alors que franchement, un mec - déguisé avec un masque à oreilles quand même - qui s'envole d'une tour ou s'échappe d'un immeuble en attrapant un avion au vol, c'est beaucoup moins intéressant si on essaie d'y croire. Parce qu'avec la meilleure volonté du monde ben on peut pas. Trop de sérieux superflu. Dans ce cas, faut juste entrer dans le délire et se laisser porter.
Au final j'ai l'impression d'avoir dit beaucoup de mal de The Dark Knight, alors que, malgré l'inévitable poil manichéen et les bonnes valeurs morales bien pesantes, ça reste un bon moment, qui j'espère s'enrichira de mes futurs visionnages des précédentes sagas, quelques longueurs mais dans l'ensemble ne pâtit pas trop de ses deux heures et demi, avec une ou deux tranches d'humour noir pas désagréable et des vrais morceaux d'effets spéciaux dedans.
21:39 Publié dans Ciné | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dark knight, batman, christian bale, christopher nolan
24.07.2008
BON BAISERS DE BRUGES

Bon baisers de Bruges - sobrement In Bruges en version originale - est un film à part.
Réalisé par Martin McDonagh un dramaturge anglo-irlandais dont c'est le premier long-métrage (et pour un coup d'essai...).
Avec un casting très bien choisi, dont on ne peut profiter de la totalité des performances qu'en VO (message reçu ?).
Avec une durée minimale d'une heure quarante, exactement ce qu'il faut pour servir le scénario. D'une simplicité enfantine : après une mission qui ne s'est visiblement pas passée comme prévu, deux tueurs à gage - le jeunot et l'ancien - sont envoyés faire profil bas à Bruges. Mais leur patron ne leur a pas encore révélé l'idée qu'il a derrière la tête...
Avec un sens des dialogues d'une justesse hallucinante, toujours dans la simplicité mais qui fait mouche. Et à hurler de rire.
Avec de superbes plans de la ville et une manière de filmer qui, encore, touche à l'essentiel et atteint sa cible. Paf. Couplé à de très bons choix de musique, on obtient notamment une scène de course poursuite dans les rues de Bruges d'à peine une poignée de seconde, qui frôle la perfection.
Une vraie petite friandise qui tombe à pic, qui n'en fait jamais trop et n'a pas le temps de lasser. L'efficacité même. Délectable. Et en VO j'ai dit.
17:04 Publié dans Ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bons baisers de bruges, in bruges
LA ROCHELLE - FRANCOFOLIES 2008 - Soirée d'ouverture

11 juillet 2008, première soirée qui lance en grande pompe cet incroyable festival. Avec sur la scène principale une prog qu'on avoue assez énorme, Fred, Les BB Brunes, Alain Bashung, Dionysos et la Fête à Cali, pour un spectacle qui devrait atteindre pas loin des deux heures du matin. Tout ça pour moins de trente euros, là on sait pourquoi on raque quand même.
Je passe sur l'attente insupportable et la ribambelle de mômes pas finis en slims, fluo et toutes franges & chapeaux dehors qui font péter un cable aux vigiles, qui demandent presque à échanger leur place avec ceux qui s'occupent de notre petit groupe formé naturellement au cours des heures, tous venus en priorité pour les deux ou trois derniers noms. Je ne sais vraiment pas pour le coup comment j'ai réussi à me retrouver à la barrière, mais autour de moi ça couine, ça piaille, parfois ça griffe et ça frappe. Agaçantes les minettes.
Fred : le son défonce les oreilles tant et si bien que je cède à l'appel des bouchons. Je profite doucement du son étouffé sans avoir les retours de la foule. C'est agréable mais un peu décalé par rapport au reste de la prog, je crois que les Francos ont vu trop grand pour lui cette fois-ci.
BB Brunes : ça hurle, ça pousse mais ça ne sautera jamais. L'effet foule en délire reste purement hystérique mais ne connaît pas les pogos. C'est Philippe Manoeuvre qui vient annoncer les petiots. Je me demande s'il n'aurait pas mieux fait de partir quand il en était encore temps au lieu de s'écrouler comme une poupée de chiffon ces dernières années... Ils sont mignons, propres et carrés, assez pros je dois dire, mais zéro rock'n roll. En excluant le batteur qui surpasse tous les autres et qui mériterait mieux que ce pseudo boys-band. C'est l'effet. Avec des chansons sympatoches même si répétitives, mais aucune spontanéité, aucune étincelle de vie en fait, pratiquement pas de regards vers la foule. Et, je suis formelle, certaines parties de guitare sonnent furieusement playback. Un pétard mouillé. Partie sans rien attendre ni rien en penser, j'ai quand même réussi à être déçue. Un comble.
Alain Bashung : impossible d'écrire sur Bashung. Il n'y a pas de mots. La nuit tombe, le ciel bleu pétrole, le plaisir de retrouver Yann Péchin. Le bal s'ouvre sur Comme un légo et pendant une heure et demi je verrai flou. Les morceaux ne sont pas choisis au hasard. La voix tranche et ne faiblit pas. Jeu de scène alerte et sourire en coin. La setlist frôle la perfection, enfin pas selon les teen autour qui tentent un semblant de huée - vite stoppé. Osez Joséphine et Vertiges de l'amour réveillent un peu les novices. Le final sur Nights in white satin, seul à la guitare, et pas un bruit dans le public - peut-être d'autres larmes, j'en sais rien, j'y vois plus. L'ovation de la foule est impressionnante. La plus belle, la plus longue de la soirée.
Dionysos : en une vingtaine de minutes tout le plateau est monté, on a droit au gros du décor, quelques horloges, petite mise en scène qui fait son effet. Une heure et demi de show aussi impeccable que d'habitude, d'où tirent-ils l'énergie d'être à chaque fois meilleurs, c'est un mystère. Un concert de Dionysos ne se raconte pas vraiment, il se hurle, il se saute, il se cogne et s'épuise, toutes la phrases à côté sont fadasses. En guest Olivia Ruiz et Cali en méchante sorcière sur La métamorphose de Mister Chat. Inutile de revenir sur la fermeture, Giant Jack is on our back forever et Mathias Malzieu a visité tout le public. En fait, la soirée pourrait carrément déjà s'arrêter là.
Cali : ce soir c'est Fête à Cali, autrement dit carte blanche et invités. Dès le deuxième morceau avec Olivia Ruiz qui se plante complètement sur Je ne te reconnais plus, arrivant au début et attaquant donc son couplet trop tôt trois fois de suite. C'est l'une des meilleures prestations de Cali & co que j'aie pu vivre, même si la fatigue se fait bien sentir. Présence de Dj Zebra qui nous sert sa version de Elle m'a dit/Seven Nation army au milieu du morceau original qui rebascule ensuite pour s'achever en électrique, le genre de moment de grâce qui plus tard fait dire qu'on y était, ce jour-là, et qu'on l'a vu. Zebra reviendra ensuite vers la fin du set pour prendre la gratte sur 1000 Kooks debout avec Miki Biky des Dionysos. Et puis ceux qui avaient vraiment pesé dans la balance concernant ma présence, les Daguerre pour un délicieux De l'ivresse - où, il faut l'avouer, la présence de Cali était plutôt superflue. C'est quand le bonheur donne le coup d'envoi d'un nouveau slam magistral jusqu'en haut des gradins comme d'hab, et c'est Mathias Malzieu qui viendra récupérer Cali plus ou moins entier sur l'avant-scène. Des centaines de milliers de personnes jumpent en coeur sur la version électro de Dolorosa - L'avortement et c'est déjà la fin de cette soirée à l'ambiance foutrement électrique. Qui valait bien ses quinze heures de train.
16:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francofolies, bb brunes, bashung, dionysos, cali














