30.01.2009

LES WAMPAS SONT LA PREUVE QUE DIEU EXISTE

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Je ne cherche certainement pas à innover sur le cas Wampas. Ou plutot le non-cas, en fait. Parce qu'il s'avère que depuis une poignée d'année et l'ouverture du groupe à un public plus large (dont moi, j'avais 15 ans en 2003, de part le fait on m'excusera de ne pas avoir eu de révélation avant), un bon paquet de journalistes tentent d'analyser le pourquoi du comment, avec toujours les mêmes éléments, et toujours les mêmes conséquences directes : qu'est-ce que ça peut bien te faire, de toute manière on s'en fout, casse toi et laisse nous pogoter écouter tranquillou merci. J'en ai encore fait l'expérience le 19 janvier dernier, au showcase Virgin du groupe organisé pour la sortie de l'album. Une sombre courge se baladait avec son cameraman (solidarité avec le pauvre mec qui s'est détruit le dos pour entendre des conneries all day long) et posait à chaque occupant du premier rang les mêmes questions, en substance quelque chose comme (de mémoire) : pourquoi vous aimez Didier Wampas, depuis combien de temps, est-ce que c'est l'esprit rock'n roll punk un peu déjanté ou l'attitude provoc post ado qui vous plait, blablabla. Quand ça a été mon tour, je me suis permis d'informer le gars que ses questions étaient un petit peu pourries quand même et que s'il était là pour voir un seul gus derrière son micro il était mal tombé, là c'est ce qu'on appelle un groupe tu vois mon grand (ça l'a pas fait rire).

Donc, mon avis sur le bidule de manière générale : faut pas chercher, on s'en fout. Dans quel but exactement Didier Wampas a-t-il écrit Chirac en prison, revendication politique ou acte de rebellion ? On s'en fout, sûrement pour faire le con. Pourquoi faire monter toutes ces filles sur scène à la fin du concert ? Ben chais pas, c'est marrant, on s'en fout. Pourquoi citer Kate Moss dans St RéMI, un ras-le-bol face à l'invasion de phasme et de son chanteur de boyfriend à l'époque ? Pèt qu'on s'en fout un peu... Pourquoi écrire Mon petit PD, un message de soutien à la communauté homosexuelle ? Pas besoin de vous faire un dessin. Vous avez pas un peu marre de tous vos pourquoi au bout d'un moment les petits lapins ? Conseil n°1 : arrête la masturbation cérébrale et pointe toi au concert. Conseil n°2 : ta gueule et prend une bière.

Concernant ce nouvel album pour moi c'est comme d'habitude, c'est sympa et ya suffisamment matière à concert là-dedans pour augurer une chouette tournée. Mes préférences d'écoute pour l'instant vont à Elle est où ma loge (souvenir particulier de deux shows dans le sud avec coup sur coup le même groupe  festif insupportable en première partie), Persistance rétinienne et Georges Marchais. La plus belle chanson d'amour a des accents de C'est juste une petite voix et la même efficacité apaisante en live.  Le showcase a montré qu'il est toujours un peu difficile de faire remuer une foule hétéroclite sur de nouveaux morceaux, que rien ne vaut un bon petit coup de Ce soir c'est Noël pour réveiller les troupes, que les Wampas sont le plus grand groupe au monde, et pour le reste ta gueule et reprend une bière.

SORTIE DU JOUR

Produit de qualité chez tous les bons maraîchers.

 

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27.01.2009

ATTERRISSAGE

Allez, après plusieurs mois sans le net c'est catch ton fucking retard if you can.

Donc, petit point comme on peut sur les fins de saisons récentes & séries en cours.

 

* Dexter - Sur ce cas, je m'interroge : nous aurait-on caché une grève des scénaristes ces derniers mois ? Parce que pour faire monter la sauce avec autant de talent, de minutie, et tout crasher d'un coup et sans remords en cinquante minutes, faut avoir une sacré bonne excuse ! D'ailleurs ça doit être une blague,  c'est pas la vraie fin en fait. On y aurait presque cru dis-donc.

Franchement, de qui on se fout ? Ouvrir des portes et les mettre d'un coup maladroitement de côté - notamment concernant les recherches de Debra du côté des anciennes indics de son père, et pouf non en fait finalement j'ai plus envie (je me doute qu'ils gardent ça pour la prochaine saison, mais fallait pas la jouer grosse tension comme ça pour finalement laisser tomber...). L'histoire avec Quinn aussi, gâchis...

Tout ce qui est Miguel Prado je dis chapeau par contre, magistralement mené d'un bout à l'autre, et quand on voit venir le dessin qui t'arrive en pleine tronche (enfin dans celle de Dexter précisément mais kifkif bourricot), on est déjà dedans jusqu'aux aisselles. Même si le truc à la limite du pleurnichard avec le troisième frangin, la grosse brute qui finit plus ou moins en auto-apitoiement, trois petits tours et plus s'en va avec l'absolution, ça ruine tout. La scène au parloir, c'est tellement mauvais que les bras m'en sont tombés. Passer immédiatement, comme un goût amer dans la bouche.

Et alors que dire de la fin du cas 'skinner' digne d'un mauvais film de série B ? (oui, il y a aussi de bons films de série B, c'est dire bordel). Au moment où Dexter se réveille sur la table, il y aurait de quoi tenir au moins un ou deux épisodes, exactement ce qu'il fallait pour conclure cette saison beaucoup plus tournée sur l'intériorité du personnage (noble et efficace au début, avorté sur la fin, dommage), Dexter l'homme sans émotions aux prises avec lui-même, seul dans le silence à faire face à la fin qui approche... mais alors la résolution expédiée en cinq minutes de manière limite grotesque, je marche pas. Tellement déçue que la petite scène du mariage final m'a finalement fait respirer un peu. Mais alors tout le dernier épisode a un bandeau collé sur l'écran 'Fin de saison, besoin urgent de résoudre et conclure NOW', ça gâche le plaisir. Royalement. Et c'est la première fois en trois saisons que Dexter me déçoit, autant dire que je ne sais même pas quoi en penser, reste plus qu'à zapper, et consigner en espérant le retour de la chair de poule courant 2009. Rideau.


* Californication - Effet inverse, et pour le coup j'avais rien demandé. Une saison 2 au départ très 'déjà vu', avec quelques malheureuses tentatives de provocation et un bon paquet de clichés wock'n woll... Heureusement qu'il y a la petite Becca qui sauve ce qu'elle peut avec ses jolies préoccupations d'ado un peu larguée, même si ça équilibre difficilement avec Charlie & Marcy, palme du couple le moins intéressant / le plus ridicule / le plus inutile (le mec qui trompe sa femme trop occupée par sa rehab avec une actrice porno dont il tombe amoureux... si j'osais je dirais qu'on s'en fout les mecs). Même leurs textes sonnent faux, encore plus que d'habitude je veux dire.

Remercions donc Callum Keith Rennie aka Lew Ashby, qui rembourre bien son gros boulet de base qui lui sert de personnage, le seul à avoir droit à une vraie évolution au fil de la saison. Les derniers épisodes remontent aussi le niveau, avec juste ce qu'il faut d'improbable et de ridicule (l'accouchement de Sonja, délectable grand moment de n'importe quoi comme on peut l'aimer), beaucoup moins de cul et beaucoup plus d'efficacité, quelques performances d'acteurs au dessus de la moyenne, des clins d'oeil discrets à la première saison, et enfin une ouverture sur quelque chose d'autre, qui permet d'y croire. Le triplé final rattrape les débuts difficile, même s'il est clair qu'attendre huit épisodes médiocres avant que quelque chose d'intéressant se développe... ça craint.


* House MD... no way, j'ai stoppé au 11. Qui sont les responsables de ce furieux désastre, que je leur fasse passer l'envie de tenir un stylo ?

 

* Deux mots sur le cas Pushing Daisies, mais franchement qu'est-ce que le point avec les gars d'ABC ? Déjà je digère moyen la suppression de ce qui est juste l'une des séries les plus parfaites, disons de ces quatre-vingts dernières années (ratisse large), mais bon, moneymoneymoney c'est le jeu. Par contre interrompre la diffusion avant même la fin de la saison et nous laisser comme ça sans réponse, la bouche ouverte et l'oeil tressautant, c'est de la pure torture. Ou connerie. Va savoir.
La bonne nouvelle, c'est qu'ils prévoient éventuellement un film pour résoudre tout ce qui dépassera des trois zodes restants. Mieux que rien, et faudra bien s'en contenter.


* Pour finir je refuse de commenter le couplage Matt Smith-Michelle Ryan pour la future saison de Doctor Who. A part peut-être... IIIIIRK !!!
(ok, je laisse au petiot le bénéfice du doute, même si on ne m'enlèvera pas de l'idée qu'un jeunot de 26 balais pour camper un Time Lord de 900 et des poussières c'est limite. Par contre elle... holly shit, depuis quand le Docteur voyage avec une actrice porno dans le cockpit ??)

16.11.2008

DANIEL DARC + Jim Yamouridis @ Le Plan - 14.11.08

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Si cette review n'a pas tout à fait le même goût que d'habitude, c'est parce qu'elle a à la base été écrite comme épreuve-test pour juger mes capacités à intégrer ou non le Hiboo, alors j'ai essayé, de faire ça moins égoïste, moins moijemoije que d'habitude... au final je suis pas sûre d'y avoir gagné, mais...)

Ce soir est une première, mon inauguration, Daniel Darc sur scène. Il faut dire qu’au fin fond de la province, si on loupe le coche ya rarement de deuxième chance. J’arrive donc sans aucun point de comparaison, juste dans les poches ses deux derniers albums usés jusqu’à la corde, de vagues réminiscences de Taxi Girl et les échos de sa réputation transmis par des connaissances déconfites (quand j’y pense je devrais surveiller mes fréquentations d’un peu plus près).

Quand Jim Yamouridis et son groupe entrent en scène la salle est loin d’être remplie mais l’accueil est bon. Leurs ballades n’ont a priori pas grand chose à voir avec le style de Darc (il semblerait qu’ils aient été invités ce soir par Alice Botté, grand amateur). En tout cas ils ont l’air très à l’aise, sans la pression de vouloir conquérir un nouveau public à tout prix comme un peu trop souvent chez les premières parties (pas mal d’élément masculin ont déjà signé au premier sourire de la très belle contrebassiste). Australien d’origine grecque mais travaillant ici depuis quelques années, Jim Yamouridis parle un bon français, installe le dialogue et réussit à capter l’attention du public en une dizaine de morceaux et le plus simplement du monde.


Le ton est donné dès son arrivée, Daniel Darc a les trois quart de la salle dans sa poche avant même de commencer à chanter. Encore une fois en parfaite novice il m’a paru bien là, content et plutôt en forme, un peu dispersé sans jamais partir trop loin, un peu provocateur, et encore. A droite du maître, le grand Alice Botté aussi flamboyant qu’il sait l’être (message subliminal : Berline sera au Cleub le samedi 22), véritable pilier, et qui porte plutôt bien le costume de Bashung sur LUV. On retrouve aussi trois des quatre Asyl, un peu en retrait à côté de l’impressionnant gaucher.

On entendra surtout Crèvecoeur et Amours Suprêmes ce soir, du son qui claque et des moments de grâce, des frissons aussi, des bouts de Nijinski se glissent ici et là, notamment Haute Surveillance, morceau de choix pour ouvrir le bal. On échappe pas à quelques éclats de Taxi Girl qui volent, Daniel Darc a beau jouer la victime contrainte et blasée, le groupe donne l’impression de s’éclater. Et si un synthé reste un synthé, Cherchez le garçon a quand même une autre gueule.

L’équipe est solide, le set bien rodé peut supporter les couacs mineurs et plus touchants qu’autre chose de Darc qui s’embrouille dans ses harmonicas et déconnecte son micro sans que ça perturbe la marche du show, cite William Burroughs, Martin Luther King (et Barack Obama "Yes we can !"), et bien sûr la Bible, jusqu’à Psaume 23 qui clôt le set sur une ovation somme toute assez attendue, et méritée. Des mauvaises langues m’avaient annoncé Arno ou Miossec dans leurs pires moments, peut-être un coup de bol mais moi je n’y ai vu qu’un putain de concert.

 

11.11.2008

Daguerre - Le coeur entre les dents

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Ce coup-ci je crois avoir le droit de dire enfin. Cet album, ça fait huit mois que j'attends de l'avoir entre les mains. Soit depuis le premier contact, le temps de voir Daguerre une poignée de fois, presque toujours des premières parties, et à chaque fois le set trop court laissait un arrière-goût frustrant de ne pas pouvoir prolonger l'écoute chez soi. Alors enfin. Même si jouer un album si longtemps sur la route avant sa sortie, ça a quelques conséquences. Déjà Daguerre pour moi, c'est un groupe, un duo, avec parfois un guitariste additionnel (Oli, excellent et montpelliérain au demeurant, haha) quand on a du bol. J'arrive toujours pas à prendre ça comme un artiste qui s'entoure pour le live. Alors ça sera les Daguerre, et basta. T'façon qui va nier qu'on imagine pas Olivier Daguerre sans Mimi, hein ?

Après, le vrai problème, c'est que je ne peux pas m'empêcher de préférer les morceaux déjà entendus plusieurs fois en live. J'en suis déjà à un certain nombre d'écoutes depuis quatre jours que j'ai la galette et j'y peux rien, j'ai tendance à avoir furieusement envie de zapper les pistes pour d'abord écouter Faut-il, Passager du vent qui est définitivement une bombe, Des histoires, ou Un peu moins con. Par contre, d'autres passent moins bien la comparaison avec les versions concert, comme Le revenant, où je trouve que tout est en trop par rapport au simple guitare-basse auquel je m'étais habituée, j'ai envie de jeter le batteur dehors (et pourtant dieu sait que j'aime Philippe Entressangle). Je me demande aussi pourquoi ils ont fait tourner sur leur myspace pendant plusieurs mois une première version de De l'ivresse (ma préférée en live, et de loin) qui est finalement beaucoup plus épurée et plus efficace que celle de l'album. Et pourtant on rale on rale mais on peut pas lui enlever son talent d'auteur-compositeur, au bonhomme Daguerre, qui a pondu douze des treize morceaux tout seul. Je finirai bien par m'attacher aux quelques-uns un peu mis de côté pour l'instant, déjà commencé avec Time to go, le seul en anglais et guitare-voix, tout pour me plaire, j'avoue. Et quand en plus de ça, je sais déjà à quel point ils sont bons sur scène... Au final, pour écrire ça, je suis en train de réécouter Le coeur entre les dents pour la dixième fois et je me retrouve à chanter tout du long et à compter les jours qui restent jusqu'à la Maroquinerie. Alors...

 

http://www.daguerre.be

http://www.myspace.com/daguerremusic

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22.10.2008

CUTE AS A CAT @ Réservoir - 21.10.08

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Ce soir c'est hip hip hip, c'est home qui vient à moi à défaut du contraire, c'est mon montpelliérain préféré à Paris, dans la superbe salle du Réservoir qui en son honneur s'est mise couleur locale - comprendre : il fait chaud.

La soirée - sans alcool vu les prix - commence avec Ruppert Pupkin. Pas trouvé ça très judicieux, leur musique un peu particulière a du mal à m'accrocher les oreilles, même si à leur décharge leur guitariste accidenté les a obligés à revoir leurs plans au dernier moment. Il n'empêche que pas chaude bouillante, l'ambiance est quand même là.

Deuxième groupe ce soir, les alsaciens de Mélissmell aka la claque de la soirée, comme quoi un bon schéma guitare-basse-batterie, quelques extras et une meuf qui sait ce qu'elle fait, et ça démarre. J'ai pensé à Dolly mais je serais incapable de dire pourquoi (à part qu'ils me manquent quoi). Les textes, les sons, l'énergie, on s'interroge pas, c'est un tout, et ça marche. Enorme, et je ne suis pas la seule à le penser, en quelques morceaux ils ont fait lever tout le monde et c'est l'ovation quand ils quittent la scène, on est tous d'accord qu'on en veut encore. Là, on pourrait fortement s'inquiéter pour ceux qui vont suivre. Mais pas moi.

Parce que là, je sais. C'est toujours une vraie délectation, le moment que je préfère (je veux dire, le show étant hors compèt) d'observer un public qui ne connait pas encore Dimoné. Les têtes un peu hébahies quand il arrive. Faut avouer qu'il y a un petit décalage avec ce qu'on nous sert d'habitude. Torse poil (le mot clé ici étant poil) sous un cuir PLUS la moustache, ça demande déjà un temps d'adaptation. Alors quand en plus le type s'agite, balance les bras et les jambes dans tous les sens sans perdre une note pour autant, grimace, secoue la tête, sourit béatement tant qu'il pourrait flanquer la trouille, on se dit qu'il cherche. Et pourtant les gens restent. Parce que cette intro est la plus démente de toutes les ouvertures possibles, l'hameçon ultime, le flash. Jusque là, personne n'a bougé. Le pur test, c'est le morceau qui suit, entrée de Jean-Christophe Sirven et c'est parti. Je sais pas si c'est délibéré, mais Les narcisses, c'est le moment quitte où double, c'est là où on perd du monde. On voit direct ceux qui décrochent, qui se sentent démunis devant cette avalanche qui semble un peu déferler sans queue ni tête dans sa version live. Ils comprennent pas où ça va, ils haussent les épaules et vont s'en griller une. A ce stade-là, on a perdu les non-réceptifs, restent les habitués et les curieux, et c'est énorme de voir la capacité de Dimoné et Jean-Christophe Sirven à embarquer les gens et les balader malgré eux, quand on ne sait pas comment mais on se retrouve à renverser son verre parce qu'on s'est levé trop brusquement pour beugler tout ce qu'on sait sans parvenir à couvrir la guitare qui hurle frénétiquement. Et quand la scène se retrouve vide, j'adore la tête des victimes qui se demandent soudain qu'est-ce qui a pu s'emparer d'eux et les laisser comme hébétés devant un moustachu sans chemise et un petit mec derrière son clavier. Le groove. La qualité de ce qu'on leur a envoyé. Le talent implacable. Je vous épargne la liste complète. Retour des lumières. Là c'est l'autre moment que je préfère (toujours en dehors du concert itself, on s'entend), les conversations après. Parce qu'on s'y attendait tellement. Quand il revient et s'agenouille sur la scène pour enrouler les cables avec de nouveau les fringues et les mouvements d'une personne lambda, les gens ont du mal à faire la superposition immédiate, l'image est toujours la même, à tous les concerts, dans toutes les salles, ils ne le lâchent pas des yeux en se parlant à l'oreille à toute vitesse. Et moi je sais aussi pourquoi Montpellier me manque. Parce que c'est un cran au dessus du reste.

Les deux derniers groupes, j'ai zappé. J'avais mon propre petit air à jouer, le truc qui s'appelle Dernier métro, juste eu le temps de voir quelques morceaux de Vous, mais bon, après Dimoné j'ai du mal à apprécier autre chose alors je vais éviter d'être méchante. Sinon typiquement le genre de soirée où tu te sens très coupable d'avoir eu tout ça à disposition gratos, quand même. Moi en tout cas.