21.07.2009

TORCHWOOD - Children of Earth

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Très honnêtement, j'aurais pas parié un kopeck sur l'affaire. Une saison 2 décevante sur plus de points que j'ai d'orteils, et un trailer relou comme pas possible... j'y aurais mis ma tête à couper, sur mon futur ennui profond.

Pas la peine de jouer au suspens, tout le monde est unanime et moi avec, cette troisième saison colle une grosse claque d'entrée. C'est triste à dire, mais la disette sert drôlement bien Torchwood. Cinq épisodes, juste assez pour une bonne histoire solide, sans longueur ni fausse note, rien de superflu mais une pelleté de détails anodins, de petites aspérités, sans compter un casting 10/10 (ou presque). Cette année, Torchwood sera court mais bon, très bon.


DAY ONE

Il est surprenant de signaler que l'absence de Tosh et Owen ne pèse pas, alors que je ne pensais qu'à ça. Au contraire, on se retrouve à faire notre petite sélection aux alentours, chercher qui pourrait éventuellement rejoindre la team... Il y avait une chance sur dix mille d'y arriver et ils l'ont fait.
D'ailleurs, je suis certaine de ne pas être la seule à m'être fait avoir par la petite gueule d'ange de Rupesh Patanmachin. Beau, vif et intéressant, de la bonne graine de Torchwood, rentrait vraiment trop bien dans le moule... dommage, il m'a beaucoup plu.
Les nouveaux arrivés sont parfaits, mention à Peter Capaldi que j'aime d'amour, Paul Copley que jl'ai-déjà-vu-quelque-part-celui-là, Lucy Cohu qui incarne la fille de Jack (BTW... WTF ???), ya que la vilaine en combi de cuir qui me tape sur le système.


DAY TWO

J'aurais jamais cru dire ça mais j'adore l'effet avec les mioches. Juste creepy comme il faut. D'autant plus qu'être possédés à intermittence par des aliens semble pas les inquiéter outre mesure. Juste excellent.
Rhys est définitivement passé dans mon coeur, vu la place qu'il prend cette saison j'ai peur pour ses petites fesses... je sens qu'il va pas passer la semaine, surtout avec cette histoire de baby en route... ça me déchirerait le coeur pour Gwen. (et sinon Eve Myles est parfaite parfaite parfaite).
Je trouve Ianto un peu en décalage, comme pas en rythme, ça m'inquiète pour la suite... et qu'est son alchimie avec Jack devenue ? (même si on a eu droit à un bioutifoul farewell kiss à la fin du premier zode...)
D'ailleurs concernant l'affaire Jack/bombe j'aimerais bien que ça recommence pas, merki. Même si ceux qui ont vu le final de Doctor Who series 3 avaient de quoi se rassurer, c'est quand même pas juste de nous le torturer comme ça, le petit bichon. Mais ça donne une excuse pour une scène d'évasion complètement too much et improbable, à la Torchwood quoi.


DAY THREE

Moyen convaincue par la petite bande de chapardeurs... mais marrant de voir avec quelle facilité ils passent du côté obscur. C'est pas demain la veille qu'ils vont nous sortir du "Sorry, I'm so sorry" whoesque !
Le coup des caméra-lentilles, bof aussi...
Je suis définitivement amoureuse des seconds rôles, le petit vieux, la Loïs plus futée qu'elle en a l'air, et Frobisher qui fait ce qu'il peut au milieu de ce merdier. La rejetonne de Jack me plaît beaucoup aussi.
Bon, les extraterrestres j'ai moyen accroché, les humains restent toujours les plus intéressants, ça change pas.
Et pour ne pas finir sur la joyeuse mort imminente de 10% des petits terriens, voilà qu'on nous sort en dessert un vilain secret du Captain Jack... j'avais vu venir gros comme un spaceship dès le moment où il saute dans son manteau et plante à toutes jambes son Ianto de boyfriend et les haricots de Rhys.
En même temps c'est qu'à moitié étonnant vu le passé de la bête qui n'était qu'un sale petit escroc avant de rencontrer herr Doctor. Fallait bien quelques dossiers bien crasseux à ressortir... Maintenant j'ai hâte de voir la suite, et la réaction des autres, en particulier la grosse mandale que Gwen ne manquera pas de lui coller (enfin j'espère).

 

DAY FOUR

Ils l'ont fait. Cet épisode est excellent, dans tous les sens, de tous les côtés, mais, et même si la scène est surjouée et théâtrale au possible, il ne reste que ça au final. Ou comment se mettre les trois quarts des fans à dos. Comment briser mon petit coeur, même si je le voyais venir, et, dans un sens, je suis impressionnée qu'ils l'aient fait. Ianto, Ianto mort dans les bras du seul et unique homme de sa vie, Ianto qui fait pleurer Gwen qui me fait pleurer. 
C'est terrible parce qu'il y a tellement à dire sur ce quatrième jour, où Russell T. Davies & band osent nous donner espoir, nous remplir d'énergie et de joie en montrant Torchwood reprendre le dessus sur l'adversaire, le premier en tout cas, avec le petit speech de Loïs trop charming, Jack et Ianto qui sautent dans leur voiture et roulent vers la bestiole... et nous on y croyait, comme des cons.
Surtout après avoir vu que l'un des mômes enlevés en 1965 était là, à l'intérieur, raccordé à... brrrrr. Ouais, ça pouvait pas durer. Sauf que.
Qu'est-ce que j'aime le traitement politique... Bien amené, bien joué, à m'en faire dresser les poils, horrifiée, quand ils décident, pour le plus grand bien, de sacrifier les écoles défavorisées, d'envoyer au massacre, à la souffrance éternelle, d'arracher à leur vie ceux qui finiront certainement, vu d'où ils viennent, suspendus aux allocations, pompant l'énergie du pays. Sacrifions les rues, les laissés pour compte, les erreurs de parcours, sacrifions la vermine. Magistral. Et merci Capaldi.
La mort de Clem, bah... se fond pafaitement où il fallait. Inévitable. Je l'ai adoré.
Ptain, j'en ai les larmes aux yeux rien que d'y repenser, tout ça, alors que ça fait des jours que je l'ai vu. Torchwood, ma petite série du coin de l'oeil, pour compenser mon manque whoesque, pour me distraire sans me démonter, Torchwood est devenu cet espèce de film incroyable de cinq heures, ce coup de maître, de chef d'oeuvre de série qu'on sent pas du tout que j'ai du mal à être objective tellement la surprise m'a collée au mur. Où un évènement aussi fort que la mort du cast principal number one dans le coeur des foules ne peut que révéler à la fois la détermination et l'extrème liberté de son créateur.
Et bloody hell, il reste encore le final.

 

DAY FIVE

Je ne pourrais pas dire le meilleur des cinq parce qu'ils ne font qu'un, aussi parce qu'il est trop facile de préférer les révélations, les coups de théâtre, les coups de massue d'un final. Soit.
Mise en évidence ici de la profonde noirceur de Torchwood face à sa série-mère. Le coeur qui se serre sans que ça s'arrête jamais, la surenchère dans le mal et le désespoir.
J'ai tout aimé, sans laisser ni miette ni trace, à commencer par l'ouverture sur la vidéo de Gwen genre parfaite. Et qui en plus, au lieu d'être ensuite laissée de côté comme un simple élément de suspens, est intégrée à l'histoire.
Le choix et les modes d'action du gouvernement ne sont bien sûr pas une surprise... et la réaction des habitants est bien traitée, ceux qui s'écrasent sous le chagrin, ceux qui combattent tant bien que mal pour finalement se faire exploser la tête à coup de matraque, ceux qui fuient pour finir par être rattrapés, toujours, et les autres, les épargnés qui tournent la tête ou dénoncent leurs petits voisins. Bon, j'ai peut-être trouvé ça un peu trop génial parce que ça colle parfaitement à ma vision du monde politique aujourd'hui, il semble que beaucoup de fans aient trouvé ça relou ou caricatural. Mais c'est eux aussi qui s'imaginaient que Ianto reviendrait pour un beau happy end, je dis ça je dis rien.
Le détail macabre quand on découvre à quoi ils envoient tous ces enfants. Pirent qu'à la mort...
L'affaire Frobisher... Capaldi que m'a mis les larmes aux yeux, qui est bon bon bon comme on en voit pas assez dans les séries, surtout dans ce genre de scènes. Les choses qui se déroulent claires, implacables. La force de cette porte fermée.
Et Jack, enfin. Beaucoup ont trouvé la résolution de l'intrigue trop rapide, pas moi. C'était juste très Torchwood quoi. Et il est inutile de commenter cet acte qu'on savait indispensable. Toujours sur le même que ça tombe, les choix déchirants.
Final magistral, exactement ce que je voulais. Et ça me tue de le dire mais je ne vois pas, je ne VEUX pas de quatrième saison. Comment ça pourrait seulement tenter d'être à la hauteur ? Même si après ces cinq épisodes, je ne sais plus de quoi Russel T. Davies est capable, honnêtement. Je ne sais plus quoi penser. A part que si Children of Earth ne se récupère pas pelletées de récompenses, je rends mon tablier.

16.07.2009

HARRY POTTER AND THE HALF-BLOOD PRINCE

Comme je n'ai ni le courage ni même l'envie de faire une review correcte de ce massacre film, je vais me contenter d'une petite liste de tout ce qui m'a fait hurler du fond de mon fauteuil, au grand désespoir de mon voisin de droite.

- Déjà, la première scène de Harry dans le café est ridicule (en plus d'inutile, mais faut croire que c'est un leitmotiv dans l'histoire). Sans compter la suite dans le métro. Pardon, mais en plus, quel besoin de tirer un trait sur les Dursley alors que leur place dans la vie de Harry s'avère en fait importante par la suite ?

- La séquence de destruction du pont devient inutile (deux fois) sans celle avec le Premier Ministre Moldu censée la suivre. Et puis bon, tant qu'on y est, effaçons sans ménagement toute l'affaire du renvoi de Fudge et du nouveau Ministre de la Magie, il n'est qu'un des personnages principaux du 7 après tout.

- Aucune mention de l'Ordre du Phénix ou du Square Grimmaurd. Voilà.

- La révélation concernant l'Armoire à Disparaître qui arrive dès le début du film... euh what ?

- La ridicule transposition de la tanière de Rogue dans un banal appartement (ben ouais, c'est important).

- Lupin/Tonks, le couple sorti du néant (pourtant zavaient l'air de beaucoup tenir aux histoires de coeur, comprends pas tiens. Ah oui, une relation contre nature, perversion, touça... ah putain quand je pense qu'ils avaient même pas compris que Dumbledore était homo ces TRUFFES - en même temps vu comment ça évolue, je doute de plus en plus que quiconque ayant bossé sur ces films aient lu autre chose que des résumés de HP)

- Le manque de relations humaines... on a droit au summum de l'émotion à des échanges hormonaux des plus passionnants ("Hermione has a great skin", what else ?)

- L'intrigue essentielle concernant le Prince de Sang-Mêlé devenue anecdotique... euh pardon, c'est quoi déjà le titre du film ? (à tous les non-lecteurs espérant en apprendre plus dans le prochain film : vous l'aurez dans le fion)

- L'histoire de la famille et du passé de Voldemort grossièrement amputée... je suisinquiète curieuse de voir comment ils vont sauver l'affaire par la suite...

- En règle générale, toute la noirceure du roman est aspirée pour nous laisser un gros chewing-gum bien mou. Les problèmes du Ministère, Greyback, les Inferi, les forces du mal qui s'étendent... euh on les voit quand les forces du mal en fait ?

- Le fabuleux combat à Poudlard rayé... WTF again ??

- Harry même pas stupéfixié pendant le meurtre de Dumbledore... maioui maioui BIENSUR.

- Euh, et sinon les cours de transplanages un peu essentiels à la survie des trois mousquetaires ?

- L'affaire Terrier. Encore si ça faisait avancer l'action mais là...

- Zéro émotions (non Hermione qui pleure ne suffit pas - brûlez Emma Watson by the way)

- Evanouissement dans la nature de Neville et Luna (sauf quand il s'agit de se foutre de leur gueule, à ces freaks haha - non je m'identifie pas)

- A vouloir que tout le monde comprenne bien, ils se tue à respecter l'ordre chronologique, quitte à couper net le suspens... au final ils ont dû perdre deux fois plus de monde.

- Où est le détail genre indispensable au dénouement du 7 aka le diadème dans la Salle sur Demande ? Encore une fois je sais pas comment ils vont se dépatouiller mais ça risque d'être drôle...

- Et la mort de Dumbledore juste... bien pourrie quoi. Et même pas d'enterrement pour ta gueule.

MAIS, il y a du bon dans l'affaire. Faut juste chercher

- Bruno Delbonnel, directeur de la photographie de Jeunet entre autres, qui rend certaines scènes sublimes, dommage que le scénario vienne toujours tout gâcher

- Tom Felton (Drago), Jim Broadbent (Slughorn) et Frank Dillane (Tom Jedusor ado). Alan Rickman parce que je l'aime, mais le "I'm the Half-Blood Prince" de la fin, euh NON. Helena Bonham Carter éloigne vraiment Bellatrix de son personnage original mais ELLE elle s'en sort bien.

- Une petite mention pour les premières secondes du film, Harry sous les flashs, très belles, vraiment, qui n'auguraient que du bon... ou pas.

07.05.2009

So what ?

Zéro connexion = zéro mise à jour.

 

Blabla rapide de la meuf qui arrive pas à dormir.

- Gillian Anderson ne sera visiblement pas Rani aux côté de Matt Smith pour la prochaine saison de Doctor Who... too bad.

- Ed Westwick au casting de Californication Saison 3... Champagne !!
Je suis assez impatiente de voir quel genre de personnage les scénaristes vont bidouiller... si possible pas un Chuck Bass bis histoire d'avoir au moins deux grammes de nouveauté...

- Les deux derniers épisodes de Pushing Daisies Acte 2 sont enfin dispos... visionnage en retard cause débordée mais les avoirs sur mon DD suffit à me mettre en joie.

 

A VENIR

- On attend la saison 4 de Dexter pour septembre, on sait d'ores et déjà qu'il y en aura une cinquième. Attention les spoilers tournent !

- La saison 2 de True Blood est prévue pour le 14 juin, soit à peine plus d'un mois ! Hystérie générale, en espérant un aussi bon cru que le précédent

 

LES FINS DE SAISONS

- Hier soir c'était la fin définitive de Scrubs, dont j'avais complètement décroché au bout de quelques bâillements épisodes de la saison 8. Mais je finirai bien par boucler tout ça, surtout par nostalgie en fait...

- A noter un autre adieu, celui de Lost (que je découvre en ce moment, même si pas de quoi fouetter un Time Lord) avec son ultime saison 5, pour ce mercredi 13 mai

- Le final de House c'est pour lundi 11 mai... j'accumule volontairement un certain retard histoire de repousser le bilan mitigé qui se dessine...

- En vrac dans ma petite sélection pour ce mois : fin de Supernatural S.4 le 14 mai, de Criminal Minds S.4 le 20, des Tudors le 24.

14.03.2009

Plus rien ne s'oppose à la nuit.

 

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Alors oui, c'est pas aussi triste que de perdre quelqu'un for real. Mais j'ai le droit de chouiner juste trois secondes s'il te plaît ? Je l'ai vu sur facebook, plus craignos tu meurs, c'est ça de vivre sans télé ni radio ni journeaux, juste le net. Un lien vers un article du Monde, et tous les pseudos autour, je voulais pas forcément comprendre mais qu'est-ce que tu veux...

Pas née pour Roulette Russe ou Pizza, trop jeune pour Osez Joséphine, Chatterton, même Fantaisie militaire. Rien que pour ça j'ai dû fouiller sur wikipedia. Même pas fan pour de vrai.

Je me souviens de ma première écoute de Bleu Pétrole, et je devrais avoir honte un peu, quand même. Entre minuit et deux heures du matin, très mal calée dans mon siège inclinable, à huit heures de train de La Rochelle, ma banderole robertjohnsonesque serrée sur les yeux pour filtrer les lumières des gares à chaque arrêt. Histoire de pas m'ennuyer au concert du lendemain, quand Bashung ouvrait pour Dionysos et Cali, un peu bancal quand on y pense... en piquant entre le net et les albums de mes parents, j'avais reconstitué un semblant de setlist probable, je m'étais endormie dessus, cette nuit-là... et devant lui, accrochée à la barrière, il n'avait pas joué Résident de la République, j'avais dû garder mes larmes... enfin pas si longtemps... Dylan, la discrète Joséphine, tant de vertiges derrière mes yeux, et le final Night in White Satin, fuck fuck fuck. La plus belle ovation des Francos, dans les dents des deux petites prépubèresBBBrunes dans mon dos que j'avais failli mandaler après un ou deux sifflets pour 'le vieux chiant', quelqu'un l'a fait pour moi... en espérant que les minots à guitares en avaient pris de la graine. Même à l'autre bout de la scène Yann Péchin m'avait retourné l'estomac et le grand truc tout maigre derrière ses lunettes, qui avait été si beau, souriait sans cesse... mon seul concert, l'Huma ne compte pas, j'avais pleuré sous l'écran, après Arno. Une putain d'affiche, encore une. Il a tellement tourné et je l'ai si peu vu...

J'y ai pensé des tonnes de fois parce que merde il est malade, big deal ! Célavietusais. Je sais. Finalement ça ne veut rien dire, en fait, qu'est-ce que ça change là maintenant, quedal. C'est juste con. Mon premier adieu virtuel, je crois, jamais perdu une image avant ça, il y a eu Fred Chichin en choc mais pas aussi fort, pour moi je veux dire... bien sûr.. déjà beaucoup de débats à deux balles sur des sites à deux balles, que le comparer à Brel ou Gainsbourg faut pas pousser... comme si leur mort n'avait pas surélevé la légende... Ouais je suis pas objective, et puis on en reparlera... c'est tout con, des générations vont grandir avec Bashung comme image du passé... j'ai toujours pas compris la vie, je sais, ça me laisse toute vide cette révélation cyclique. Petite conne. Oui, j'ai toujours connu les deux premiers immobiles et glacés alors que lui... j'en sais rien. Je m'en fous.

Et maintenant ils se félicitent sûrement tous de l'avoir porté aux podiums des Victoires en carton, comme s'il en avait besoin, comme s'ils ne l'avaient pas fait à cause de sa peau de poulet tirée, sa peau transparente et ses os pointus, des bras qui tremblent, mais de toute manière quelle importance puisqu'il le méritait. Un album tout pourri j'aurais même été assez con pour raler, cracher. M'ont économisé pas mal de salive, en fait. Pourquoi, tu me visais ?

Je repense à la Rock Party d'Amneville, dernier morceau avant rappels, quand ils ont tous démarré sur La nuit je mens j'ai hurlé, appelé Carine qui l'aime plus que tout, et je n'avais pas le coeur serré, tout tellement flou, en même temps c'est mon premier, mon premier chagrin des projecteurs, je suppose que je m'y ferai... C'est très con, l'enveloppe c'était personne, dans ma réalité, ma réalié physique, mais sa voix c'était un bout de moi. J'aimais une incarnation, de ces petits moments, ces étincelles rougeoyantes dans la poitrine, éphémères mais pas seulement, je vous vivais Monsieur. C'est nul, si je l'avais rencontré je lui aurais rien dit de constructif, juste je vous vis Monsieur, intra-muros jusque là dans mes artères, où ça palpite. Comme tout le monde quoi. Tant de nuits...

Itunes aléatoire n'a pas aggravé mon cas, peut-être juste My Sweet Prince de Placebo, amour séparation perte souffrance, c'est un peu exagéré pour l'occasion mais pourquoi pas, juste maintenant, you are the one... après tout, qui irait nier que Bashung était un prince... Le Prince, le dernier. Ou pas. On s'en fout. Dernières apparitions, touchant dans ses mots plus encore que sa maigreur, merci d'avoir été là jusqu'au bout. Nous public sommes toujours terriblement égoïstes. A cette unique seconde j'assume. Merci.

Je suis très très mauvaise pour écrire à chaud, les doigts qui tremblent quand j'encaisse, mais je voulais laisser sortir un minimum. Ecrire si mal sur un poète c'est un coup à choper un mauvais karma, perdu pas mal de points par ligne, j'en suis sûre Mea culpa, je plaide coupable ignorance, violence et frissons. je suis une petite môme. Qui pleure un géant irréel comme plein de petits mômes ce soir. Ya plus que ça.

 

00:03 : je viens de voir que poto Sarko a aussi décidé de parler de prince... alors je me doute bien que 1.Personne ne me lit tfaçon et 2.Onsenfout MAIS connaissant mon amour pour Simplet, ya pas à s'étonner de ce petit édit. Bref, aucun lien entre mes mots et les siens. That's all folks.

08.02.2009

DIMONE - Madame Blanche. Acte II : La Rédemption

Il s'avère que je me suis assez vite sentie coupable d'avoir été incapable d'aligner deux paragraphes cohérents la dernière fois.

L'avantage, c'est que plus ou moins personne ne lit ces textes, j'ai conscience d'écrire uniquement pour moi, j'offre à mon petit égo un habillage de pixels approximatif, un éclairage au néon, et derrière la porte j'en fais ce que je veux. Même recommencer.

Madame Blanche n'est pas le premier album de Dimoné mais il est certainement le plus têtu, un poil hyperactif et sans conteste plutôt précoce, il n'a pas mis longtemps à fuir le berceau pour s'éparpiller plus loin (alors quoi, la métaphore devient fumeuse, vous m'en direz tant, comme si c'était la première fois).

Il est ridicule d'essayer d'avoir une écoute objective du sujet, c'est bien l'une des seules idées utiles que j'aurais retenues de mon cours de scénographie cette année. A partir du moment où une image succède à une autre sur l'écran, chaque spectateur entre ses deux accoudoirs se détache de son voisin, le contenu plus ou moins fourni d'une vie rejaillit et dessine son propre film. Une théorie qui fonctionne tout aussi bien pour les CD et les bouquins, et qui devrait logiquement au passage coller le rôle de critique à la poubelle, pas de bol. Qu'est-ce qui reste ? Le plaisir égoïstement solitaire de donner son petit avis totalement subjectif. Donc je suis pas si hors-sujet ici finalement. Blague à part. Je recentre.

Ma vision, si on veut, inclut trois ans de groupitude incarnée en background, et un certain nombre de concerts, tous différents, tous excellents. Mon point de départ à la première écoute, même si honnêtement, une seule conclusion était acceptable. Dimoné a été gâté sur les deux tableaux, le sens des mélodies et la justesse des mots. Dans mon panthéon perso, ils sont  trois à tenir la tête des redresseurs de plume, Miossec, Romain Humeau, et lui. Pour le peu que j'avais réussi à en tirer, un soir au Huit bondé devant un mojito, nous partageons lui et moi cette première référence. Mais contrairement à d'autres coulés dans le moule, Dimoné a puisé pour alimenter son petit moulin à lui (ok, je vais rétrograder sur les images filées et foireuses, c'est mon péché syntaxique perso). Les textes de Miossec rendent facilement la pluie fine, le tabac froid, les réveils amers, les fonds de bière collants. La tête à l'envers. Pour peu qu'on ferme les yeux, Madame Blanche sent le cuir qui couine sur la peau, les vapeurs ambrées et les boots qui claquent. Les poumons remplis. La tête tourne à peine, les sens doivent rester lucides, surtout, de quoi voir de dessous les paupières, de quoi transpirer la vie. Cette Madame Blanche là a le sourire en coin, le coeur en bandoulière, et paraît-il de sacrées envies de vadrouille. A qui sera sa prochaine cible...

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TRUE BLOOD - Saison 1

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Paraît-il que les vampires sont à la mode ces temps-ci. Pour ceux qui cherchent un peu plus épicé que les romances pubères (je critique pas, j'ai pas lu, j'ai pas vu...), je conseille ardemment le dernier bébé d'Alan Ball, True Blood, ou comment faire cohabiter suceurs de sang et soleil de Louisiane (et en prime l'accent cajun qui va bien, un ban pour les traducteurs de sous-titres français parce que moi toute seule, des fois, piouf...)

En quelques lignes : à peu près notre époque, à peu près notre monde, tout est très flou là dessus. Depuis deux ans déjà, les vampires ont révélé leur existence et vivent plus ou moins au côté des humains, pour ceux qui acceptent de s'intégrer du moins. La rustique petite ville de Bon Temps voit débarquer ses premiers spécimens, ce qui attire particulièrement la jeune Sookie, blonde, serveuse et paranormale de son état (la demoiselle lit dans les pensées... et ça n'affole pas plus que ça la populace d'ailleurs).

A ceux qui ont essayé et abandonné : faut remettre ça d'urgence. Moi-même j'ai relativement baillé devant les trois premiers épisodes, mais force est de constater qu'ensuite il m'aura pas fallu deux jours pour engloutir le reste (véridique). Et rester ensuite sur ma faim, bien sûr, puisque True Blood pratique le cliffhanger à toutes les sauces, d'où l'ingestion compulsive de zodes jusqu'à la fin de la saison, et les envies de meurtre qui s'en suivent (deuxième saison prévue pour l'été prochain... de quoi s'arracher les ongles).

Commencer par ce qui pèche est le plus logique, pour expliquer le début en demi-teinte. Avec en haut de la liste ce qui me semble être une monumentale erreur de casting concernant Anna Paquin/Sookie. Qui joue faux la moitié du temps, de plus en plus irritante, et finit par être frappée du syndrome Meredith Grey : l'héroïne blonde devenue fadasse à côté des personnages parallèles, et on en arrive à ne plus vraiment s'intéresser à ses petites histoires (tout en se demandant bien sûr ce qu'ils lui trouvent tous pour s'affoler autour d'elle en permanence... qu'on m'explique...). Anna Paquin est à côté de la plaque, et bousille LA scène, la rencontre avec le deuxième personnage principal, le très âgé mais toujours sexy vampire Bill (un point pour les scénaristes, coller un nom grotesque à une créature de la nuit, excellent). Leur première vraie confrontation au pied des arbres se voulait certainement toute en sensualité, symbiose et attraction simultanée... mais pas grand chose ne transpire de ces deux-là, faut vraiment le vouloir pour trouver le couple crédible. Surtout que Stephen Moyer a un peu trop tendance à tirer sur la corde 'beau ténébreux' alors qu'il sait aussi rendre Bill beaucoup plus fun (Bill, qui a beau avoir connu la guerre de Sécession, a parfois des réactions d'ado attardé, faut croire que tout le monde n'acquiert pas la sagesse avec les années...). Première impression, mauvaise, mais fausse (ouf)

J'ai toujours pensé et répété qu'on reconnaît une bonne série à la qualité de ses seconds rôles, et c'est de ce côté là qu'il faut creuser True Blood. Chaque habitant de Bon Temps trouve sa petite place et s'y niche pour s'en extraire en temps voulu. Certains auxquels on s'attache d'emblée (je pense surtout à Lafayette, je ne vois vraiment pas comment on peut lui résister), d'autres qui se révèlent et s'étoffent au fil du temps. Rien à reprocher aux intrigues qui se mêlent et s'emboîtent parfaitement, soutenues par le casting, tout un ballet dans lequel je me suis pour ma part totalement fait entrainer, incapable d'identifier le coupable des meurtres qui jalonnent les épisodes, une cinquantaine de minutes chacun, juste assez pour installer l'action et la développer comme il faut (et la révélation finale m'a laissée sur place tellement j'avais rien vu venir. Trop crédule la meuf). Un peu de sang, un peu de gore, beaucoup de sexe, et pas dans la demi-mesure, c'est pas ici que les amants se retrouvent en sous-vêtements avec le drap jusqu'aux clavicules à se bavouiller chastement dessus. Ça nous change.

Ne pas se fier à l'affiche, situer l'action dans le monde des humains et non celui des vampires nous permet d'échapper à peu près au folklore darko-gothique qui entoure habituellement l'univers des suceurs de sang, même s'il émerge parfois, notamment dans le bar spécial dents longues (Fangtasia, un autre détail de génie à se rouler par terre). Dans l'ensemble ça reste acceptable, je dirais même qu'on se délecte des  petits moments stéréotypés, pleins de cuirs et de maquillage prononcé. Faut bien rigoler un peu aussi.

Bilan : je suis partie dans l'aventure True Blood en m'attendant à une série américaine de base pleine de clichés, le genre agaçant mais mornement divertissant. Oui, pour être honnête, je voyais très bien se profiler le retour de Buffy. Bien fait pour moi. Un seul mot d'ordre, donc : faire abstraction de la platitude du pilote et du démarrage à retardement. Et attention, ensuite, l'addiction vient très vite.