28.08.2009
JUILLET - LES FILMS
Harry Potter and the Half-Blood Prince : je suis, je l'avoue sans difficulté, beaucoup trop fan de la série de bouquins - que je trouve parfaite parfaite parfaite, on se refait pas - beaucoup trop fan donc pour apprécier une adaptation qui prenne des libertés avec le propos, le ton, le fond ou la forme et surtout avec l'esprit, l'intelligence, la profondeur de Harry Potter (je vous avais dit que j'étais fan).
Pour la review de râleuse pas argumentée, c'est ICI.
The Reader : Mauvaise idée de placarder sur toutes les affiches "Par le réalisateur de The Hours". The Reader n'est certainement pas du même niveau. Je m'attendais à un chef-d'oeuvre, bon, un peu patatras, mais pas une catastrophe non plus, juste un film très inégal, des idées lancées en l'air puis abandonnées sans raison, à déplorer aussi le peu d'inventivité côté réalisation. Mais vive le casting.
Whatever Works : J'ai zéro niveau culture Woody Allen à part Take the money and run, ma dernière expérience avait consisté en un visionnage de Scoop avorté (ennui profond pendant un quart d'heure puis abandon). Au delà du fait que ça soit la honte pour une étudiante en cinéma, je me retrouve dans l'impossibilité de faire une thèse sur le-grand-retour-de comme tout le monde, j'ai juste à dire que j'ai pleuré de rire, pleuré pleuré pleuré. Film farpait.
Up : Love love love love. Encore un chef-d'oeuvre de Pixar. Ça va devenir lassant cette affaire (ok, ou pas hein).
21:19 Publié dans Ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.08.2008
THE DARK KNIGHT

Je pose le décor. Ceci est l'avis d'une totale novice en la matière qui concernant Batman a vu en tout et pour tout vingt minutes de Batman Le défi en VF. Donc je suis complètement hors contexte, même si j'espère bien vite rattraper mon retard.
La bande annonce m'avait laissé augurer une confrontation psychologique entre deux anti-héros perturbés, et de ce point de vue là j'ai quand même été déçue. Le film est beaucoup plus porté sur les voitures qui explosent et les ribambelles de coups dans la gueule, un truc que j'ai toujours du mal à avaler, les morts à la chaîne comme ça. Même si j'ai trouvé les dix premières minutes purement jouissives avec entrée directe dans l'action.
Un Batman un peu trop lisse et pas assez exploré alors qu'à mon avis yaurait de quoi faire dans cette caboche. Et puis j'adore Christian Bale depuis mon premier visionnage de Velvet Goldmine, mais quand il prend sa voix d'homme chauve-souris j'ai envie de lui défoncer la tête à coup de poêle.
A côté de ça il est évident qu'on retient la prestation exemplaire d'Heath Ledger - qui n'a pas besoin de tout cet espèce de culte de pacotille monté de toute part pour y être génial. Son talent est servi par le personnage du Joker excellement composé, le seul à avoir un peu de profondeur suffisemment exploitée, lui aussi qui a les meilleures répliques, les meilleurs moments - le gag du crayon est à se pisser dessus (même si quand j'y pense pas grand monde n'a ri... encore un grand moment de solitude).
Signalons aussi Maggie Gyllenhaal, Gary Oldman (que je préférais quand même en Sirius - Harry Potter me poursuit en ce moment) et Michael Caine, qui mènent plutôt bien leur petite cuisine dans l'affaire.
Une dernière petite chose qui me chiffonne : on dirait quand même qu'ils ont tous quelques réticences à assumer le côté fantaisiste du truc et essaient tant bien que mal de rendre ça crédible. Alors que franchement, un mec - déguisé avec un masque à oreilles quand même - qui s'envole d'une tour ou s'échappe d'un immeuble en attrapant un avion au vol, c'est beaucoup moins intéressant si on essaie d'y croire. Parce qu'avec la meilleure volonté du monde ben on peut pas. Trop de sérieux superflu. Dans ce cas, faut juste entrer dans le délire et se laisser porter.
Au final j'ai l'impression d'avoir dit beaucoup de mal de The Dark Knight, alors que, malgré l'inévitable poil manichéen et les bonnes valeurs morales bien pesantes, ça reste un bon moment, qui j'espère s'enrichira de mes futurs visionnages des précédentes sagas, quelques longueurs mais dans l'ensemble ne pâtit pas trop de ses deux heures et demi, avec une ou deux tranches d'humour noir pas désagréable et des vrais morceaux d'effets spéciaux dedans.
21:39 Publié dans Ciné | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dark knight, batman, christian bale, christopher nolan
24.07.2008
BON BAISERS DE BRUGES

Bon baisers de Bruges - sobrement In Bruges en version originale - est un film à part.
Réalisé par Martin McDonagh un dramaturge anglo-irlandais dont c'est le premier long-métrage (et pour un coup d'essai...).
Avec un casting très bien choisi, dont on ne peut profiter de la totalité des performances qu'en VO (message reçu ?).
Avec une durée minimale d'une heure quarante, exactement ce qu'il faut pour servir le scénario. D'une simplicité enfantine : après une mission qui ne s'est visiblement pas passée comme prévu, deux tueurs à gage - le jeunot et l'ancien - sont envoyés faire profil bas à Bruges. Mais leur patron ne leur a pas encore révélé l'idée qu'il a derrière la tête...
Avec un sens des dialogues d'une justesse hallucinante, toujours dans la simplicité mais qui fait mouche. Et à hurler de rire.
Avec de superbes plans de la ville et une manière de filmer qui, encore, touche à l'essentiel et atteint sa cible. Paf. Couplé à de très bons choix de musique, on obtient notamment une scène de course poursuite dans les rues de Bruges d'à peine une poignée de seconde, qui frôle la perfection.
Une vraie petite friandise qui tombe à pic, qui n'en fait jamais trop et n'a pas le temps de lasser. L'efficacité même. Délectable. Et en VO j'ai dit.
17:04 Publié dans Ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bons baisers de bruges, in bruges
27.05.2008
UN CONTE DE NOEL

Mon premier Desplechin, et je me demande si je ne suis pas passée à côté de quelque chose ces dernières années. A rattraper. Mon conseil : évitez les critiques ou la bande-annonce, vous ne feriez que vous gâcher la surprise de quelques bons moments, ne perdez pas une seconde, foncez dans vos cinés. Ce film est délicieux, glaçant et hors de tout dès les premières secondes, intrigant. La faute à Deneuve peut-être mais j'ai revu 8 femmes par éclairs, dans la musique et l'ambiance théâtrale, granguignolesque, détachée de la réalité. Les acteurs sont tous terriblement justes, insaisissables. Catherine Deneuve étonnamment simple et effacée, servant d'autant plus la beauté de Chiara Matstroianni, qui capte toutes les lumières. Mathieu Amalric est jouissif, magistral, d'autant plus pour moi qui ne le connaissait pas, oscillant entre mâle foutrement sexy et demi-monstre glauque et repoussant. Intense. A noter aussi les excellents Jean-Paul Roussillon et Laurent Capelluto, et le jeune Emile Berling, impeccable (pas étonnant quand on voit le papa hein). Dialogues très souvent brillants, comme cette scène de nuit, dehors, entre Catherine Deneuve mère et Mathieu Amalric fils, proche de la perfection. On avance comme sur un fil, toujours un peu perdus, à l'affût d'un indice, pour éclairer toute ces histoires inexpliquées. Oui, beaucoup d'adjectifs, pour combler, pas raconter une miette de rien, juste vous dire d'y aller. Ne manquez pas cette bulle décalée, difficile à cerner et d'autant plus à décrire, où les émotions arrivent atténuées et chaque instant peut surprendre. Une merveille.
21:05 Publié dans Ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2008
PARIS

Quoi de mieux pour commencer que Paris, l'un des films les plus mauvais du moment si on en croit les critiques. Alors je me suis penchée sur ce cas et j'en suis arrivée à la conclusion suivante : je suis une simplette, un mouton, je me contente de peu, j'avale ce qu'on me donne, j'accepte de la médiocrité, pire j'aime ça. Parce que j'ai aimé Paris, en fait. Merde alors. Et pire que ça, j'oserais le conseiller. Enfin, en faisant le point sur tout ce qu'on peut reprocher à ce sublime film, j'en suis arrivée à me poser des questions quand même. Depuis quand un film doit traiter d'un sujet jamais vu ? Faut m'expliquer là. Bon, ça doit être les même ploucs intello qui reprochent à certains artistes d'écrire des chansons sur l'amour ou la guerre sous prétexte qu'il y en a déjà trop. Je vois pas. Oui, Paris c'est facile, Paris prend des plans d'une ville magnifique of course aimée des touristes - n'oubliez pas, le touriste c'est le commun et la médiocrité bis - Paris exploite le thème vieux comme le monde du Carpe Diem, Paris a un casting de fou, alors oui, oui, oui, Paris c'est facile. Mais c'est beau. On reproche la caricature et la facilité. A part le personnage de la boulangère vraiment too much, le film n'offre que des bouts de vie instantanés, des moments choisis, rien qui permette de cerner les personnages, je veux qu'on m'explique comment un journaliste de Télérama est incapable de comprendre ça... On reproche le manque de scénario, mais ya pas de scénario, c'est bien le principe, quelques fils qui s'étirent mais aussi des passages carte postale, tout naviguant autour de l'idée principale, pour lui, lui, elle, eux, c'est quoi la vie ? Demi-morale demi-riendutout, de grands moments à mourir de rire grâce à Fabrice Luchini, toujours parfait, toujours génial, culminant dans la déjà culte scène de danse avec Mélanie Laurent. Il a pour ma part volé la vedette à Romain Duris, qui s'accorde très mal avec Juliette Binoche mais on s'en fout parce que ça marche quand même. De toute façon faut pas chercher, on est pas là pour un film ultra-réaliste, on est là pour le bonheur de l'instant, l'instant où le rire du gag précédent ne s'est pas encore éteint qu'on a déjà les larmes aux yeux. Oui c'est gnagnan. M'en fout. Et je le dis, quel plaisir d'apprécier ce film en pensant à tous les cul serrés, les prises de tête autres mecs mieux que tout le monde qui crachent sur Klapish mais ne sauront jamais lâcher prise dans le plaisir.
13:07 Publié dans Ciné | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note














