21.07.2009
TORCHWOOD - Children of Earth

Très honnêtement, j'aurais pas parié un kopeck sur l'affaire. Une saison 2 décevante sur plus de points que j'ai d'orteils, et un trailer relou comme pas possible... j'y aurais mis ma tête à couper, sur mon futur ennui profond.
Pas la peine de jouer au suspens, tout le monde est unanime et moi avec, cette troisième saison colle une grosse claque d'entrée. C'est triste à dire, mais la disette sert drôlement bien Torchwood. Cinq épisodes, juste assez pour une bonne histoire solide, sans longueur ni fausse note, rien de superflu mais une pelleté de détails anodins, de petites aspérités, sans compter un casting 10/10 (ou presque). Cette année, Torchwood sera court mais bon, très bon.
DAY ONE
Il est surprenant de signaler que l'absence de Tosh et Owen ne pèse pas, alors que je ne pensais qu'à ça. Au contraire, on se retrouve à faire notre petite sélection aux alentours, chercher qui pourrait éventuellement rejoindre la team... Il y avait une chance sur dix mille d'y arriver et ils l'ont fait.
D'ailleurs, je suis certaine de ne pas être la seule à m'être fait avoir par la petite gueule d'ange de Rupesh Patanmachin. Beau, vif et intéressant, de la bonne graine de Torchwood, rentrait vraiment trop bien dans le moule... dommage, il m'a beaucoup plu.
Les nouveaux arrivés sont parfaits, mention à Peter Capaldi que j'aime d'amour, Paul Copley que jl'ai-déjà-vu-quelque-part-celui-là, Lucy Cohu qui incarne la fille de Jack (BTW... WTF ???), ya que la vilaine en combi de cuir qui me tape sur le système.
DAY TWO
J'aurais jamais cru dire ça mais j'adore l'effet avec les mioches. Juste creepy comme il faut. D'autant plus qu'être possédés à intermittence par des aliens semble pas les inquiéter outre mesure. Juste excellent.
Rhys est définitivement passé dans mon coeur, vu la place qu'il prend cette saison j'ai peur pour ses petites fesses... je sens qu'il va pas passer la semaine, surtout avec cette histoire de baby en route... ça me déchirerait le coeur pour Gwen. (et sinon Eve Myles est parfaite parfaite parfaite).
Je trouve Ianto un peu en décalage, comme pas en rythme, ça m'inquiète pour la suite... et qu'est son alchimie avec Jack devenue ? (même si on a eu droit à un bioutifoul farewell kiss à la fin du premier zode...)
D'ailleurs concernant l'affaire Jack/bombe j'aimerais bien que ça recommence pas, merki. Même si ceux qui ont vu le final de Doctor Who series 3 avaient de quoi se rassurer, c'est quand même pas juste de nous le torturer comme ça, le petit bichon. Mais ça donne une excuse pour une scène d'évasion complètement too much et improbable, à la Torchwood quoi.
DAY THREE
Moyen convaincue par la petite bande de chapardeurs... mais marrant de voir avec quelle facilité ils passent du côté obscur. C'est pas demain la veille qu'ils vont nous sortir du "Sorry, I'm so sorry" whoesque !
Le coup des caméra-lentilles, bof aussi...
Je suis définitivement amoureuse des seconds rôles, le petit vieux, la Loïs plus futée qu'elle en a l'air, et Frobisher qui fait ce qu'il peut au milieu de ce merdier. La rejetonne de Jack me plaît beaucoup aussi.
Bon, les extraterrestres j'ai moyen accroché, les humains restent toujours les plus intéressants, ça change pas.
Et pour ne pas finir sur la joyeuse mort imminente de 10% des petits terriens, voilà qu'on nous sort en dessert un vilain secret du Captain Jack... j'avais vu venir gros comme un spaceship dès le moment où il saute dans son manteau et plante à toutes jambes son Ianto de boyfriend et les haricots de Rhys.
En même temps c'est qu'à moitié étonnant vu le passé de la bête qui n'était qu'un sale petit escroc avant de rencontrer herr Doctor. Fallait bien quelques dossiers bien crasseux à ressortir... Maintenant j'ai hâte de voir la suite, et la réaction des autres, en particulier la grosse mandale que Gwen ne manquera pas de lui coller (enfin j'espère).
DAY FOUR
Ils l'ont fait. Cet épisode est excellent, dans tous les sens, de tous les côtés, mais, et même si la scène est surjouée et théâtrale au possible, il ne reste que ça au final. Ou comment se mettre les trois quarts des fans à dos. Comment briser mon petit coeur, même si je le voyais venir, et, dans un sens, je suis impressionnée qu'ils l'aient fait. Ianto, Ianto mort dans les bras du seul et unique homme de sa vie, Ianto qui fait pleurer Gwen qui me fait pleurer.
C'est terrible parce qu'il y a tellement à dire sur ce quatrième jour, où Russell T. Davies & band osent nous donner espoir, nous remplir d'énergie et de joie en montrant Torchwood reprendre le dessus sur l'adversaire, le premier en tout cas, avec le petit speech de Loïs trop charming, Jack et Ianto qui sautent dans leur voiture et roulent vers la bestiole... et nous on y croyait, comme des cons.
Surtout après avoir vu que l'un des mômes enlevés en 1965 était là, à l'intérieur, raccordé à... brrrrr. Ouais, ça pouvait pas durer. Sauf que.
Qu'est-ce que j'aime le traitement politique... Bien amené, bien joué, à m'en faire dresser les poils, horrifiée, quand ils décident, pour le plus grand bien, de sacrifier les écoles défavorisées, d'envoyer au massacre, à la souffrance éternelle, d'arracher à leur vie ceux qui finiront certainement, vu d'où ils viennent, suspendus aux allocations, pompant l'énergie du pays. Sacrifions les rues, les laissés pour compte, les erreurs de parcours, sacrifions la vermine. Magistral. Et merci Capaldi.
La mort de Clem, bah... se fond pafaitement où il fallait. Inévitable. Je l'ai adoré.
Ptain, j'en ai les larmes aux yeux rien que d'y repenser, tout ça, alors que ça fait des jours que je l'ai vu. Torchwood, ma petite série du coin de l'oeil, pour compenser mon manque whoesque, pour me distraire sans me démonter, Torchwood est devenu cet espèce de film incroyable de cinq heures, ce coup de maître, de chef d'oeuvre de série qu'on sent pas du tout que j'ai du mal à être objective tellement la surprise m'a collée au mur. Où un évènement aussi fort que la mort du cast principal number one dans le coeur des foules ne peut que révéler à la fois la détermination et l'extrème liberté de son créateur.
Et bloody hell, il reste encore le final.
DAY FIVE
Je ne pourrais pas dire le meilleur des cinq parce qu'ils ne font qu'un, aussi parce qu'il est trop facile de préférer les révélations, les coups de théâtre, les coups de massue d'un final. Soit.
Mise en évidence ici de la profonde noirceur de Torchwood face à sa série-mère. Le coeur qui se serre sans que ça s'arrête jamais, la surenchère dans le mal et le désespoir.
J'ai tout aimé, sans laisser ni miette ni trace, à commencer par l'ouverture sur la vidéo de Gwen genre parfaite. Et qui en plus, au lieu d'être ensuite laissée de côté comme un simple élément de suspens, est intégrée à l'histoire.
Le choix et les modes d'action du gouvernement ne sont bien sûr pas une surprise... et la réaction des habitants est bien traitée, ceux qui s'écrasent sous le chagrin, ceux qui combattent tant bien que mal pour finalement se faire exploser la tête à coup de matraque, ceux qui fuient pour finir par être rattrapés, toujours, et les autres, les épargnés qui tournent la tête ou dénoncent leurs petits voisins. Bon, j'ai peut-être trouvé ça un peu trop génial parce que ça colle parfaitement à ma vision du monde politique aujourd'hui, il semble que beaucoup de fans aient trouvé ça relou ou caricatural. Mais c'est eux aussi qui s'imaginaient que Ianto reviendrait pour un beau happy end, je dis ça je dis rien.
Le détail macabre quand on découvre à quoi ils envoient tous ces enfants. Pirent qu'à la mort...
L'affaire Frobisher... Capaldi que m'a mis les larmes aux yeux, qui est bon bon bon comme on en voit pas assez dans les séries, surtout dans ce genre de scènes. Les choses qui se déroulent claires, implacables. La force de cette porte fermée.
Et Jack, enfin. Beaucoup ont trouvé la résolution de l'intrigue trop rapide, pas moi. C'était juste très Torchwood quoi. Et il est inutile de commenter cet acte qu'on savait indispensable. Toujours sur le même que ça tombe, les choix déchirants.
Final magistral, exactement ce que je voulais. Et ça me tue de le dire mais je ne vois pas, je ne VEUX pas de quatrième saison. Comment ça pourrait seulement tenter d'être à la hauteur ? Même si après ces cinq épisodes, je ne sais plus de quoi Russel T. Davies est capable, honnêtement. Je ne sais plus quoi penser. A part que si Children of Earth ne se récupère pas pelletées de récompenses, je rends mon tablier.
14:03 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : torchwood, children of earth, bbc
16.07.2009
HARRY POTTER AND THE HALF-BLOOD PRINCE
Comme je n'ai ni le courage ni même l'envie de faire une review correcte de ce massacre film, je vais me contenter d'une petite liste de tout ce qui m'a fait hurler du fond de mon fauteuil, au grand désespoir de mon voisin de droite.
- Déjà, la première scène de Harry dans le café est ridicule (en plus d'inutile, mais faut croire que c'est un leitmotiv dans l'histoire). Sans compter la suite dans le métro. Pardon, mais en plus, quel besoin de tirer un trait sur les Dursley alors que leur place dans la vie de Harry s'avère en fait importante par la suite ?
- La séquence de destruction du pont devient inutile (deux fois) sans celle avec le Premier Ministre Moldu censée la suivre. Et puis bon, tant qu'on y est, effaçons sans ménagement toute l'affaire du renvoi de Fudge et du nouveau Ministre de la Magie, il n'est qu'un des personnages principaux du 7 après tout.
- Aucune mention de l'Ordre du Phénix ou du Square Grimmaurd. Voilà.
- La révélation concernant l'Armoire à Disparaître qui arrive dès le début du film... euh what ?
- La ridicule transposition de la tanière de Rogue dans un banal appartement (ben ouais, c'est important).
- Lupin/Tonks, le couple sorti du néant (pourtant zavaient l'air de beaucoup tenir aux histoires de coeur, comprends pas tiens. Ah oui, une relation contre nature, perversion, touça... ah putain quand je pense qu'ils avaient même pas compris que Dumbledore était homo ces TRUFFES - en même temps vu comment ça évolue, je doute de plus en plus que quiconque ayant bossé sur ces films aient lu autre chose que des résumés de HP)
- Le manque de relations humaines... on a droit au summum de l'émotion à des échanges hormonaux des plus passionnants ("Hermione has a great skin", what else ?)
- L'intrigue essentielle concernant le Prince de Sang-Mêlé devenue anecdotique... euh pardon, c'est quoi déjà le titre du film ? (à tous les non-lecteurs espérant en apprendre plus dans le prochain film : vous l'aurez dans le fion)
- L'histoire de la famille et du passé de Voldemort grossièrement amputée... je suisinquiète curieuse de voir comment ils vont sauver l'affaire par la suite...
- En règle générale, toute la noirceure du roman est aspirée pour nous laisser un gros chewing-gum bien mou. Les problèmes du Ministère, Greyback, les Inferi, les forces du mal qui s'étendent... euh on les voit quand les forces du mal en fait ?
- Le fabuleux combat à Poudlard rayé... WTF again ??
- Harry même pas stupéfixié pendant le meurtre de Dumbledore... maioui maioui BIENSUR.
- Euh, et sinon les cours de transplanages un peu essentiels à la survie des trois mousquetaires ?
- L'affaire Terrier. Encore si ça faisait avancer l'action mais là...
- Zéro émotions (non Hermione qui pleure ne suffit pas - brûlez Emma Watson by the way)
- Evanouissement dans la nature de Neville et Luna (sauf quand il s'agit de se foutre de leur gueule, à ces freaks haha - non je m'identifie pas)
- A vouloir que tout le monde comprenne bien, ils se tue à respecter l'ordre chronologique, quitte à couper net le suspens... au final ils ont dû perdre deux fois plus de monde.
- Où est le détail genre indispensable au dénouement du 7 aka le diadème dans la Salle sur Demande ? Encore une fois je sais pas comment ils vont se dépatouiller mais ça risque d'être drôle...
- Et la mort de Dumbledore juste... bien pourrie quoi. Et même pas d'enterrement pour ta gueule.
MAIS, il y a du bon dans l'affaire. Faut juste chercher
- Bruno Delbonnel, directeur de la photographie de Jeunet entre autres, qui rend certaines scènes sublimes, dommage que le scénario vienne toujours tout gâcher
- Tom Felton (Drago), Jim Broadbent (Slughorn) et Frank Dillane (Tom Jedusor ado). Alan Rickman parce que je l'aime, mais le "I'm the Half-Blood Prince" de la fin, euh NON. Helena Bonham Carter éloigne vraiment Bellatrix de son personnage original mais ELLE elle s'en sort bien.
- Une petite mention pour les premières secondes du film, Harry sous les flashs, très belles, vraiment, qui n'auguraient que du bon... ou pas.
22:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harry potter, half-blood prince, david yates














